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Age & génération
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Le mécénat de compétences est une démarche humaine et solidaire qui s’inscrit pleinement dans une politique d’entreprise inclusive. Loin d’être un simple contrat, il s’agit d’un engagement citoyen fort. Il permet à une entreprise de mettre à disposition un salarié volontaire sur son temps de travail, afin qu’il puisse apporter gratuitement ses talents et son savoir-faire à une association, une fondation ou un autre organisme d’intérêt général.
Un engagement bénéfique pour tous
Le mécénat de compétences se distingue du bénévolat classique, qui s’effectue sur le temps personnel. S’effectuant sur le temps de travail, il constitue une réelle opportunité pour l’ensemble des parties prenantes :
- Pour le salarié : il s’agit d’une occasion unique de donner du sens à son travail, d’acquérir de nouvelles compétences et de s’ouvrir à d’autres réalités. C’est un moyen de se sentir utile, tout en restant salarié de son entreprise, avec tous ses droits et son salaire maintenus.
- Pour l’entreprise : elle se positionne comme un acteur engagé et citoyen. Cela lui permet de renforcer la motivation et la fidélité de ses équipes, tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt allant jusqu’à 60 % du coût de la mise à disposition du salarié, dans la limite de 0,5 % de son chiffre d’affaires. C’est également un excellent levier pour la politique RSE.
- Pour l’organisme bénéficiaire : le mécénat de compétences est un accès privilégié à des expertises qui lui seraient autrement inaccessibles. Il peut ainsi renforcer son action et démultiplier son impact grâce aux compétences des salariés mis à disposition.
Comment ça marche ?
Le mécénat de compétences est encadré par des formalités précises, mais qui le rendent très sécurisant pour les trois parties. Il nécessite l’accord du salarié, la signature d’une convention entre l’entreprise et l’organisme bénéficiaire, et d’un avenant au contrat de travail. Ce cadre garantit que la mission s’inscrit dans un projet clair, avec un début et une fin. C’est une démarche souple qui peut durer de quelques jours à plusieurs années.
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Embaucher des jeunes, c’est miser sur le dynamisme, l’adaptabilité et la motivation. Les jeunes générations apportent des compétences nouvelles, notamment en matière de numérique, ainsi qu’une vision fraîche et innovante du travail.
Les avantages concrets
- Adaptabilité : à l’aise dans les environnements en évolution rapide
- Maîtrise du digital : familiarité avec les outils numériques et les nouveaux modes de communication
- Volonté d’apprendre : grande ouverture à la formation et à la montée en compétences
- Créativité : idées neuves, regard différent sur les pratiques établies
- Engagement sociétal : sensibilité aux valeurs RSE, à l’écologie et à la responsabilité sociale des entreprises
Embaucher des jeunes et les intégrer dans les équipes permet de former la relève, d’assurer un transfert de compétences intergénérationnel et de construire des parcours professionnels durables. C’est un investissement à long terme pour la compétitivité et la culture d’entreprise.
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La collaboration intergénérationnelle désigne la coopération entre des salariés de différentes tranches d’âge : jeunes entrant sur le marché du travail, professionnels en milieu de carrière, seniors expérimentés. En entreprise, cette diversité d’âge est une source d’enrichissement, mais elle peut aussi générer des incompréhensions si elle n’est pas activement cultivée.
Baromètre les Français et l’inclusion : l’employabilité des seniors
Pourquoi encourager la collaboration intergénérationnelle ?
Les entreprises rassemblent aujourd’hui jusqu’à 4 générations différentes :
- les baby-boomers,
- la génération X,
- les millennials (Y),
- et la génération Z.
Chaque génération apporte des forces spécifiques :
- Expérience, mémoire institutionnelle et stabilité pour les plus âgés
- Maîtrise des outils numériques, adaptabilité et esprit d’innovation pour les plus jeunes
Une collaboration réussie permet de transmettre les savoirs, de favoriser l’innovation, et de renforcer la cohésion d’équipe. À l’inverse, une mauvaise gestion des écarts générationnels peut créer de la fracture, des incompréhensions, voire du conflit latent.
Les bonnes pratiques pour une collaboration intergénérationnelle efficace
Promouvoir une culture du respect et de la reconnaissance mutuelle
- Sensibiliser les équipes aux préjugés liés à l’âge (jeunisme ou âgisme)
- Valoriser toutes les contributions, quel que soit l’âge ou le statut
- Encourager une communication claire, bienveillante et ouverte
Favoriser la transmission réciproque des savoirs
- Mettre en place du mentorat croisé : les seniors transmettent leur expérience, les plus jeunes partagent leurs compétences digitales ou de nouvelles méthodes
- Valoriser les retours d’expérience dans les projets intergénérationnels
- Créer des binômes intergénérationnels sur certains dossiers ou tâches
Adapter les pratiques managériales
- Proposer des styles de management souples, qui tiennent compte des attentes différentes selon les générations (besoin d’autonomie, reconnaissance, équilibre vie pro/perso…)
- Offrir des formats de formation diversifiés pour répondre aux préférences d’apprentissage de chacun
- Éviter les généralisations
Encourager la coopération au quotidien
- Multiplier les projets transverses ou interservices qui mélangent les âges
- Organiser des temps collectifs favorisant la rencontre informelle (cafés thématiques, déjeuners, ateliers collaboratifs…)
- Créer un environnement de travail où chacun se sent légitime et écouté
La collaboration intergénérationnelle ne se décrète pas, elle se construit dans la durée, à travers une politique RH inclusive, une communication bienveillante et une valorisation des complémentarités. Une entreprise qui sait faire cohabiter les générations est une entreprise plus humaine, agile et innovante.
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Les jeunes générations, notamment les générations Y (millennials) et Z, ont des attentes spécifiques envers le monde du travail. Pour rester attractive, une entreprise doit adapter ses pratiques managériales, organisationnelles et sociales.
Quelles sont les attentes des jeunes générations
- Sens et impact : ils recherchent des entreprises engagées sur les enjeux sociaux, environnementaux et éthiques.
- Équilibre vie pro/vie perso : le bien-être, la santé mentale et la flexibilité sont des priorités.
- Évolution et autonomie : ils veulent apprendre, progresser, expérimenter, tout en étant écoutés.
- Culture d’entreprise inclusive : diversité, respect, transparence et droit à l’erreur sont essentiels.
- Technologies modernes : outils numériques efficaces, travail hybride et pratiques collaboratives.
Comment l’entreprise peut-elle s’adapter concrètement ?
- Définir et communiquer sa raison d’être : afficher clairement les valeurs, la mission et les engagements RSE de l’entreprise.
- Favoriser un management participatif : écoute, feedback, horizontalité, co-construction des projets.
- Proposer de la flexibilité : télétravail, horaires aménagés, congés facilitant les équilibres de vie.
- Créer des parcours de formation attractifs : mobilité interne, mentoring, développement des soft skills.
- Soigner l’ambiance de travail : espaces conviviaux, inclusion, liberté d’expression, reconnaissance au quotidien.
- Communiquer sur l’impact social : mettre en avant les actions concrètes en faveur de la diversité, de l’environnement, et de l’égalité des chances.
Ce que dit la loi (indirectement lié)
Même si aucune loi n’oblige à adapter l’entreprise aux jeunes, le Code du travail prévoit des obligations liées à la qualité de vie au travail (QVT), à la formation continue, à l’égalité professionnelle, et à la lutte contre les discriminations, qui s’inscrivent pleinement dans leurs attentes.
Adapter l’entreprise aux nouvelles générations, c’est aussi favoriser l’innovation, l’engagement et la fidélisation des talents. C’est un enjeu stratégique durable, pas une mode passagère.
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Oui, il existe un dispositif spécifique destiné à faciliter le retour à l’emploi des seniors : le CDD senior, ou contrat à durée déterminée senior. Ce contrat de travail a été introduit dans le cadre de l’accord interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors, signé le 9 mars 2006 par les partenaires sociaux.
Qu’est-ce que le CDD senior ?
Le CDD senior est un contrat de travail à durée déterminée spécifiquement conçu pour les personnes âgées de 57 ans ou plus, sous certaines conditions. Il a pour objectif de favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle des seniors, souvent confrontés à des difficultés d’accès à l’emploi, tout en leur permettant de valider les trimestres nécessaires pour accéder à la retraite à taux plein.
Quelles sont les conditions pour bénéficier du CDD senior ?
Ce contrat s’adresse aux personnes âgées de 57 ans et plus qui :
- sont inscrites comme demandeurs d’emploi depuis plus de 3 mois, ou
- sont bénéficiaires d’une convention de reclassement personnalisé (ou de dispositifs similaires comme le CSP – contrat de sécurisation professionnelle).
Quelles sont les règles applicables au CDD senior ?
- Durée maximale : 18 mois, renouvelable une fois, soit un total possible de 36 mois.
- Employeurs concernés : tous les employeurs peuvent proposer ce contrat, sauf les professions agricoles.
- Rémunération : elle doit être au moins équivalente à celle d’un salarié en CDI occupant un poste similaire avec une qualification équivalente.
- Conditions de travail : identiques à celles des autres salariés de l’entreprise (horaires, jours fériés, hygiène, sécurité, etc.).
- Accès aux équipements collectifs : le salarié en CDD senior a accès aux mêmes avantages et infrastructures que ses collègues (restauration, transport, crèches, vestiaires, etc.).
- Protection sociale : en cas de maladie ou d’accident, il peut bénéficier des indemnités complémentaires prévues par la convention collective, sous réserve de remplir les conditions d’ancienneté requises.
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Recruter un salarié sénior présente de nombreux avantages pour une entreprise, tant en termes de performance que de cohésion d’équipe. Selon une étude de la Dares en 2024, le taux d’activité des 55-64 ans en France s’élève à 60,4 %, illustrant un vivier de talents souvent sous-exploité.
1. Une expertise et un savoir-faire immédiatement disponibles
Les séniors arrivent généralement avec une expérience professionnelle solide. Ils sont souvent directement opérationnels, nécessitant peu ou pas de formation initiale, contrairement à des profils plus jeunes ou moins qualifiés.
2. Une capacité de transmission des compétences
Grâce à leur parcours, les séniors jouent un rôle clé dans le transfert de connaissances au sein des équipes. Ce partage favorise le management intergénérationnel, une pratique de plus en plus valorisée dans les entreprises pour renforcer l’apprentissage mutuel entre jeunes talents et salariés expérimentés.
3. Une forte capacité d’adaptation
Contrairement aux idées reçues, les salariés séniors ont souvent connu plusieurs transformations professionnelles (changements d’outils, de métiers, de secteurs) et ont su s’y adapter. Cette agilité est un atout précieux dans un monde du travail en constante évolution.
4. Une meilleure image de marque pour l’entreprise
Intégrer des séniors peut renforcer la crédibilité d’une entreprise, notamment auprès de clients ou partenaires qui valorisent l’expérience. Leur présence inspire souvent plus de confiance dans les relations commerciales.
5. Une réponse à des enjeux de diversité et de RSE
Recruter des séniors contribue à une meilleure représentation des générations dans l’entreprise et s’inscrit dans une démarche responsable et inclusive. Cela participe activement à la lutte contre l’âgisme et favorise une politique RH équitable.
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Egalité professionnelle
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Les agissements sexistes n’ont pas leur place en entreprise. Ces comportements fragilisent la cohésion des équipes et freinent la construction d’un environnement réellement inclusif. Pour protéger les salariés, le Code du travail encadre strictement ces situations.
Qu’est-ce qu’un agissement sexiste et quelles conséquences ?
Un agissement sexiste désigne tout propos ou comportement lié au sexe d’une personne. Il a pour but ou pour effet de porter atteinte à sa dignité. Il peut aussi créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. Ces agissements sont une contravention. Mais attention, ils peuvent devenir un délit dans des situations aggravantes.
Les sanctions pour un agissement sexiste varient. Si l’auteur est pris sur le fait, il peut recevoir une amende forfaitaire. Cette amende est généralement de 150 €. Elle peut monter à 250 € si l’agissement est aggravé. Par exemple, si l’auteur a abusé de son autorité, ou si la victime est particulièrement vulnérable.
Si les faits ne sont pas constatés immédiatement, une plainte peut être déposée. L’auteur risque alors une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 €.
Pour un délit, l’amende peut atteindre 3 750 €. Le juge peut aussi imposer d’autres peines, comme un stage de sensibilisation aux violences sexistes ou un travail d’intérêt général.
Le rôle de l’employeur et les sanctions internes
L’employeur a une obligation de sécurité. Il doit protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Cela inclut la prévention et la sanction des agissements sexistes.
Si un salarié tient des propos sexistes répétés, cela peut justifier un licenciement pour faute grave. Et ce, même si des faits similaires n’avaient pas été sanctionnés avant. La justice est claire à ce sujet : l’employeur doit agir pour faire cesser ces comportements.
L’entreprise doit être un lieu sûr et inclusif. C’est pourquoi la tolérance zéro est de mise face au sexisme. Lutter contre ces agissements participe à créer un environnement de travail où chacun se sent respecté et valorisé.
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Le label Égalité délivré par l’AFNOR Certification, récompense l’exemplarité d’une entreprise et ses pratiques innovantes en faveur de l’égalité femmes-hommes.
Quels avantages pour mon entreprise ?
L’obtention d’un label permet de valoriser les démarches engagées par l’entreprise auprès de ses différents interlocuteurs : clients, candidats, partenaires, fournisseurs, institutions publiques, etc.
Comment obtenir le label égalité professionnelle ?
Pour obtenir le label Egalité professionnelle, l’entreprise doit soumettre un dossier de labellisation à l’AFNOR, qui apprécie la mise en œuvre d’actions en faveur de l’égalité, selon un barème précis.
L’évaluation est basée sur 3 champs de critères :
- les actions menées dans l’entreprise en faveur de l’égalité professionnelle
- la gestion des ressources humaines et le management
- l’accompagnement de la parentalité dans le cadre professionnel
Une commission de labellisation composée de représentations de l’Etat, de syndicats de salariés et d’organisations patronales, rend un avis à la suite duquel l’AFNOR décerne ou non la certification.
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L’employeur a l’obligation d’assurer l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes, pour un même travail ou un travail de valeur égale : toute discrimination de salaire fondée sur le sexe est interdite. Pour ce faire, les entreprises doivent utiliser deux outils :
- L’Index de l’égalité Femmes-Hommes pour les entreprises d’au moins 50 salariés, qui doit être publié chaque année et être accompagné de mesures correctives en fonction du score obtenu.
- Le rapport de situation comparée (RSC) pour les entreprises de plus de 50 salariés, publié chaque année également.
Les indicateurs de suivi du RSC, qui sont définis par décret, permettent de retracer la situation respective des femmes et des hommes en matière d’embauche, de formation, de promotion professionnelle, de qualification, de classification, de conditions de travail et de rémunération effective. Ces indicateurs sont communs à toutes les entreprises et les données sont exprimées en pourcentage, ce qui permet de faciliter les négociations collectives.
Le RSC doit permettre, le cas échéant, la mise en œuvre de mesures de correction pour atteindre l’égalité femmes-hommes de l’entreprise.
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L’égalité femmes-hommes, aussi appelée égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, désigne le principe selon lequel toutes les personnes doivent bénéficier des mêmes droits, opportunités et conditions de travail, quel que soit leur sexe. Ce principe fondamental s’applique à toutes les étapes de la vie professionnelle : recrutement, rémunération, évolution de carrière, conditions de travail, formation, sanctions, jusqu’à la rupture du contrat.
Concrètement, cela implique pour l’employeur de respecter plusieurs obligations fondamentales :
- Interdire toute discrimination liée au sexe, que ce soit lors de l’embauche, de la formation, de l’affectation, de la promotion, ou lors d’une rupture de contrat (sanction, licenciement…) ;
- Assurer une égalité salariale, à compétences et responsabilités équivalentes ;
- Garantir un déroulement de carrière équitable, sans frein lié au genre ;
- Mettre à disposition des représentants du personnel des données actualisées sur l’égalité professionnelle via la base de données économiques, sociales et environnementales (BDESE), et négocier des mesures concrètes pour réduire les écarts constatés ;
- Informer les salariés et les candidats à l’embauche sur leurs droits en matière d’égalité professionnelle et prévenir activement le harcèlement sexuel en entreprise.
Aucune décision de l’employeur, ni aucune clause d’un contrat, d’un accord collectif ou d’une convention ne peut justifier une différence de traitement fondée sur le sexe. En cas de non-respect, des recours juridiques sont possibles et des sanctions civiles et pénales peuvent être prononcées.
Promouvoir l’égalité femmes-hommes, c’est aussi renforcer la qualité de vie au travail, l’équité et la performance globale des organisations.
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L’Index de l’égalité professionnelle a été instauré en 2020 pour contrer les inégalités salariales entre les femmes et les hommes (loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel).
S’appuyant sur 5 critères, il évalue le niveau d’égalité sur 100 points :
- L’écart de rémunération
- L’écart de taux d’augmentations individuelles
- Le nombre de salariées augmentées à la suite de leur congé maternité
- La parité parmi les 10 plus hautes rémunérations
- L’écart de taux de promotions (seulement pour les entreprises de plus de 250 salariés).
Toutes les entreprises d’au moins 50 salariés doivent calculer et déclarer leur index d’égalité professionnelle, sous peine de sanction financière. Le calcul et la déclaration peuvent être faits grâce à Egapro, outil mis en place par le ministère du Travail.
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Les accords et plans d’entreprise sont des outils juridiques et organisationnels qui permettent de formaliser des engagements sur des sujets sociaux (égalité professionnelle, qualité de vie au travail, temps de travail, etc.).
Ils sont négociés entre la direction et les représentants du personnel. Lorsqu’un accord ne peut être conclu, un plan d’action unilatéral peut être mis en place par l’employeur.Définitions :
- Accord d’entreprise : document négocié entre l’employeur et les représentants des salariés (ou syndicats), qui fixe des engagements sur des thématiques précises.
- Plan d’action : dispositif mis en place par l’entreprise en l’absence d’accord, décrivant les mesures concrètes prises sur un sujet donné.
Quelles sont les obligations légales pour les accords et plans d’entreprise ?
Toutes les entreprises de 50 salariés ou plus ont l’obligation d’être couvertes par :
- un accord d’entreprise sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes,
- ou, à défaut, un plan d’action.
Si cette couverture fait défaut, l’entreprise doit impérativement mettre en œuvre des mesures de réduction des écarts de rémunération entre les sexes.
Quel est le rôle du CSE ?
En l’absence d’accord ou de plan, le CSE doit obligatoirement :
- présenter un rapport annuel sur la politique sociale de l’entreprise,
- aborder les conditions de travail, d’emploi, et l’égalité femmes-hommes.
Quelles sanctions en cas de non respect ?
Si cette obligation n’est pas respectée, les entreprises concernées encourent une pénalité financière allant jusqu’à 1% de la masse salariale et n’ont pas le droit de soumissionner à un marché public (article L2242-8 du Code du travail).
A noter : un accord de branche ne dispense pas l’entreprise de sa propre obligation d’élaboration d’un accord ou plan d’action.
En résumé, à partir de 50 salariés, les entreprises doivent impérativement formaliser leur politique d’égalité professionnelle via un accord ou un plan d’action. En cas de manquement, elles s’exposent à des sanctions financières et juridiques.
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Le processus de recrutement doit respecter un cadre légal strict visant à garantir l’égalité de traitement entre les candidats, notamment en matière de non-discrimination. L’objectif est de s’assurer que chaque personne, quel que soit son sexe, son origine, son âge, son handicap, ou toute autre caractéristique personnelle, puisse accéder à un emploi dans des conditions équitables.
Les principales obligations de l’employeur lors du recrutement sont les suivantes :
- Respect du principe de non-discrimination : l’employeur ne peut écarter un candidat en raison de son sexe, de sa situation familiale, de son âge, de son origine, de son apparence physique, de ses opinions, de son orientation sexuelle, de son handicap, ou de tout autre critère protégé par la loi (article L1132-1 du Code du travail).
- Neutralité des offres d’emploi : les annonces doivent être rédigées de manière non discriminante. Elles ne peuvent, sauf exception justifiée par la nature du poste, contenir de mentions telles que « homme/femme », « jeune », ou toute référence au sexe, à l’âge ou à la situation familiale.
- Égalité femmes-hommes : le recruteur doit veiller à ce qu’aucune différence de traitement fondée sur le genre ne soit appliquée dans la sélection des candidatures ou les conditions proposées à l’embauche.
- Transparence des critères de sélection : les méthodes de recrutement (tests, entretiens, questionnaires) doivent être pertinentes, objectives et en lien direct avec les exigences du poste.
- Conservation limitée des données des candidats : les informations recueillies doivent rester confidentielles, pertinentes et conservées pour une durée raisonnable, conformément au RGPD.
En cas de non-respect de ces obligations, des sanctions civiles et pénales peuvent s’appliquer. Promouvoir un recrutement équitable contribue à une culture d’entreprise plus inclusive et respectueuse des droits fondamentaux.
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Favoriser l’embauche des femmes ne relève pas uniquement d’une bonne intention : cela passe par des actions concrètes dès la rédaction des offres d’emploi. Selon le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, certains biais dans la présentation des postes peuvent freiner les candidatures féminines, même de manière involontaire.
1. Utiliser des intitulés de poste inclusifs
Les intitulés rédigés uniquement au masculin peuvent dissuader certaines femmes de postuler, en laissant entendre, à tort, que le poste ne leur est pas destiné. Pour éviter cela, pensez à féminiser les intitulés ou à utiliser des formulations neutres.
Par exemple :
Développeur/se informatique plutôt que Développeur informatique
Chargé(e) de communication plutôt que Chargé de communication
Un simple ajustement lexical peut avoir un impact direct sur la diversité des candidatures reçues.2. Décrire précisément les missions de chaque poste
Les offres liées aux métiers dits « de support » (administration, relation client, ressources humaines, etc.) sont souvent moins détaillées que celles des métiers techniques. Pourtant, ces fonctions requièrent des compétences précises : organisation, sens du relationnel, coordination, dextérité…
Décrivez clairement les responsabilités et compétences attendues, tout en valorisant l’impact de ces rôles dans l’entreprise.
3. Mentionner les contraintes et spécificités du poste
Parler ouvertement des contraintes physiques, émotionnelles ou nerveuses d’un poste peut aussi aider à mieux cerner son exigence et à le valoriser. Cela contribue à une meilleure transparence et permet aux candidates (comme aux candidats) de se projeter plus justement dans leur futur environnement de travail.
Bon à savoir : une rédaction inclusive n’est pas qu’une question de forme. C’est une stratégie efficace pour élargir votre vivier de talents, réduire les biais et progresser vers plus d’égalité professionnelle.A lire également
Apparence physique
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En France, la discrimination liée à l’apparence physique est formellement interdite. En tant que pilier d’une entreprise inclusive, il est essentiel de comprendre cette notion pour garantir un environnement de travail juste et respectueux pour tous.
La loi protège-t-elle contre la discrimination physique au travail ?
Oui, la loi est formelle : la discrimination fondée sur l’apparence physique est illégale. Elle est inscrite dans l’article 225-1 du Code pénal, ainsi que dans l’article L. 1132-1 du Code du travail. Cette protection s’applique à toutes les étapes de la vie professionnelle : le recrutement, la rémunération, la promotion, la formation ou encore le licenciement.
Par apparence physique, on entend non seulement les caractéristiques corporelles comme le poids ou les traits du visage, mais aussi le style vestimentaire, les tatouages ou les piercings. Il est donc interdit de refuser une embauche ou de sanctionner un salarié en se basant sur de tels critères, sauf exceptions très spécifiques et justifiées par la nature de l’emploi (comme pour les métiers de mannequinat ou du spectacle).
Comment agir en cas de discrimination liée à l’apparence physique ?
Si vous pensez être victime de discrimination liée à votre apparence physique, des recours existent. Vous pouvez tout d’abord en parler à un représentant du personnel ou à votre supérieur hiérarchique si vous vous sentez en confiance.
Si cela ne suffit pas, l’institution de référence pour signaler de tels faits est le Défenseur des droits. Cette institution indépendante peut vous aider à régler votre situation de plusieurs manières :
- en vous proposant une médiation pour trouver une solution à l’amiable ;
- en recommandant des changements dans les pratiques de l’entreprise ;
- en demandant des sanctions contre l’employeur si nécessaire.
Le recours au Défenseur des droits est gratuit. De plus, seul un médecin du travail est habilité à juger de l’aptitude physique d’une personne à occuper un emploi, et non l’employeur.
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L’apparence physique peut avoir un impact significatif sur le processus de recrutement, souvent de manière inconsciente. Elle peut influencer la première impression d’un recruteur et parfois créer des biais discriminants, en particulier si l’apparence ne correspond pas aux normes attendues dans un secteur ou une entreprise.
Cheveux, poids, style vestimentaire, tatouages, handicaps visibles… Autant de critères qui ne devraient pas entrer en compte dans l’évaluation d’un candidat, mais qui peuvent malheureusement jouer un rôle dans la sélection. Cela s’apparente à une discrimination à l’apparence physique, pourtant interdite par la loi.
Quelles conséquence pour les personnes concernées ?
- Perte de confiance en soi
- Auto-censure et retrait du marché de l’emploi
- Sentiment d’injustice ou de rejet
- Suradaptation ou camouflage
- Effets phycologiques durables
Lutter contre les biais liés à l’apparence physique
Pour limiter ces biais, les entreprises peuvent :
- Former les recruteurs à la non-discrimination et aux biais cognitifs
- Standardiser les processus d’évaluation avec des grilles objectives
- Mettre en place un recrutement basé sur les compétences, et non sur l’image
- Favoriser l’anonymisation partielle des candidatures lorsque c’est possible
Un enjeu d’inclusion majeur
Selon le baromètre 2024 sur les Français et l’inclusion du groupe APICIL, 74 % des personnes interrogées estiment que l’apparence physique peut freiner l’accès à l’emploi, notamment pour les personnes en situation de surpoids ou portant un handicap visible.
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Etat de santé
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Oui, il est non seulement possible, mais essentiel de parler de santé mentale en entreprise. Longtemps considérée comme un sujet tabou, la santé mentale est aujourd’hui reconnue comme un enjeu majeur de bien-être, de performance et d’inclusion au travail.
Les troubles psychiques tels que le stress chronique, l’anxiété, le burn-out ou la dépression peuvent concerner tous les salariés, quel que soit leur niveau de responsabilité. Favoriser la liberté de parole sur ces sujets contribue à créer un environnement professionnel plus sain, plus humain et plus respectueux.
Pourquoi est-il important de parler de santé mentale au travail ?
Parler de santé mentale permet avant tout de prévenir les risques psychosociaux et de limiter les conséquences sur la santé physique, l’engagement et la productivité des équipes. En encourageant un dialogue ouvert et bienveillant, les entreprises peuvent :
- Mieux repérer les signes de mal-être,
- Mettre en place des solutions adaptées (aménagements, écoute, accompagnement),
- Réduire les arrêts de travail prolongés liés à un trouble psychique,
- Favoriser la cohésion d’équipe et la qualité de vie au travail.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque euro investi dans la santé mentale au travail génère un retour quadruplé en productivité.
Le salarié est-il obligé d’en parler ?
Non. Parler de sa santé mentale reste un choix personnel. Le salarié n’est en aucun cas obligé de dévoiler un trouble psychique, un diagnostic médical ou une situation personnelle. Cette décision relève de son intimité et doit être respectée.
Toutefois, s’il souhaite en parler, plusieurs interlocuteurs sont à sa disposition :
- Son manager ou sa manager (si le climat de confiance le permet),
- Le service des ressources humaines,
- Le médecin du travail ou les services de santé au travail.
Le secret médical est strictement protégé. L’employeur n’a pas le droit de demander des informations sur la nature de la pathologie, ni d’imposer des justifications médicales détaillées.
Comment favoriser un environnement où la parole est possible ?
Créer une culture d’entreprise ouverte à la santé mentale repose sur des actions concrètes. Voici quelques bonnes pratiques :
- Former les managers à la reconnaissance des signaux faibles (fatigue, isolement, baisse de performance…) et à l’écoute active,
- Organiser des temps d’échange ou de sensibilisation autour de la santé mentale,
- Mettre en place des dispositifs de soutien psychologique internes ou externes (psychologues du travail, cellules d’écoute confidentielle…),
- Intégrer la santé mentale dans la politique de Qualité de Vie et Conditions de Travail (QVCT).
Pour aller plus loin : Santé mentale au travail – Ministère du Travail
Quelles sont les obligations de l’employeur ?
L’employeur a une obligation légale de prévention des risques professionnels, y compris les risques psychosociaux (RPS). Il doit garantir un environnement de travail sécurisé, et prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé mentale et physique de ses salariés.
Cela implique notamment :
- L’évaluation régulière des risques (charge mentale, conflits, pression…),
- La mise en place d’actions de prévention collective (formations, aménagements de poste…),
- La prise en compte des alertes ou signaux de détresse.
Voir l’article L.4121-1 du Code du travail : Obligation de sécurité de l’employeur
Quels dispositifs concrets mettre en place ?
Pour faire de la santé mentale un véritable pilier de la culture d’entreprise, il est recommandé de mettre en œuvre des dispositifs adaptés aux besoins des équipes :
- Des ateliers de sensibilisation sur la gestion du stress ou l’équilibre vie pro/vie perso,
- Un espace d’écoute psychologique confidentiel et facilement accessible,
- La désignation de référents bien-être ou ambassadeurs santé mentale,
- Des aménagements de travail souples : télétravail, horaires adaptés, temps partiels thérapeutiques, etc.
En favorisant un climat de confiance, en formant les managers et en mettant en place des dispositifs de soutien, l’entreprise devient un lieu plus humain, plus sûr, et plus performant.
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L’arrêt maladie prolongé d’un salarié est une situation délicate, tant pour l’employé concerné que pour l’entreprise. Mettre en place un accompagnement respectueux et structuré permet de préserver le lien social, de préparer un retour en douceur, et de favoriser une reprise durable. Voici les bonnes pratiques à adopter.
1. Maintenir le lien avec le salarié, sans pression
Rompre l’isolement tout en respectant la confidentialité et le rythme de la personne.
- Proposer un contact régulier (par mail, courrier ou téléphone), avec l’accord du salarié.
- Envoyer des nouvelles de l’entreprise ou de l’équipe, sans pression sur le retour.
- Éviter toute intrusion dans la vie privée ou question sur l’état de santé (secret médical).
Bon à savoir : Le maintien du lien social ne doit jamais être perçu comme une pression pour reprendre le travail.
2. Anticiper le retour dès que possible
Préparer un retour progressif et adapté aux capacités du salarié.
- Organiser une visite de pré-reprise (facultative mais recommandée) avec le médecin du travail, surtout si l’arrêt dépasse 30 jours.
- Identifier les besoins d’aménagement de poste ou de temps de travail.
- Dialoguer en amont avec le salarié sur ses attentes et éventuelles appréhensions.
Bon à savoir : La visite de pré-reprise est un outil essentiel pour prévenir les rechutes ou l’inaptitude.
3. Respecter les droits du salarié pendant l’arrêt
Garantir un accompagnement conforme au droit du travail.
- Ne pas engager de procédure disciplinaire ou de rupture de contrat pendant un arrêt maladie sans motif valable.
- Garantir la non-discrimination liée à l’état de santé, conformément au Code du travail et à la loi sur l’égalité des chances.
- Maintenir les avantages acquis (tickets restaurant, mutuelle, etc.) si la convention collective le prévoit.
4. Organiser un retour progressif et humain
Réussir la réintégration dans l’équipe et adapter le rythme.
- Proposer un temps partiel thérapeutique, si prescrit par le médecin.
- Prévoir un entretien de reprise obligatoire (si l’arrêt a duré plus de 30 jours).
- Mettre en place un accompagnement personnalisé : tutorat, point hebdomadaire, formation de mise à niveau si besoin.
Astuce inclusion : Former les managers à la gestion du retour après arrêt maladie renforce la culture inclusive de l’entreprise.
5. Créer un environnement de travail inclusif et bienveillant
Prévenir les risques de rechute et favoriser le maintien dans l’emploi.
- Favoriser un climat de confiance et de non-jugement.
- Adapter les conditions de travail en fonction des recommandations médicales.
- Promouvoir une culture d’entreprise axée sur le bien-être, la santé mentale et l’inclusion.
Accompagner un salarié en arrêt maladie prolongé, c’est conjuguer respect, anticipation, dialogue et inclusion. Cela passe par des actions concrètes : maintien du lien, préparation du retour, respect des droits, et adaptation du poste. Ces bonnes pratiques permettent non seulement de sécuriser le retour du salarié, mais aussi de renforcer la cohésion et la responsabilité sociale de l’entreprise.
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Adapter le poste d’un salarié en situation de fragilité de santé consiste à aménager ses conditions de travail pour préserver sa santé tout en maintenant son activité professionnelle. Cela peut concerner un salarié ayant une maladie chronique, un handicap, ou sortant d’un arrêt de travail prolongé.
Quelles étapes pour adapter un poste de travail ?
Analyser la situation médicale (avec l’accord du salarié) : souvent à l’issue d’une visite de reprise ou de pré-reprise avec la médecine du travail.
Consulter le médecin du travail, qui peut recommander des aménagements :
- Changement de poste ou de tâches
- Modification des horaires
- Télétravail partiel
- Aides techniques ou humaines
Mettre en œuvre les ajustements en concertation avec le salarié et les RH.
Suivre et ajuster : un accompagnement dans la durée permet de réévaluer les besoins selon l’évolution de la situation.
Que dit la loi sur l’adaptation d’un poste ?
Conformément à l’article L4624-6 du Code du travail, l’employeur a l’obligation de tenir compte des préconisations du médecin du travail en matière d’adaptation du poste, sauf impossibilité justifiée.
Ne pas adapter un poste en cas de fragilité reconnue peut être considéré comme une discrimination liée à l’état de santé (article L1132-1 du Code du travail).
Une adaptation bien pensée favorise le maintien dans l’emploi, améliore le bien-être au travail et renforce la politique d’inclusion de l’entreprise.
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Les risques psychosociaux au travail (RPS) désignent l’ensemble des situations qui mettent en péril la santé mentale ou physique des salariés, et nuisent au bon fonctionnement collectif. Pour chaque entreprise, et particulièrement pour celles qui s’engagent dans l’inclusion, comprendre et prévenir ces risques est essentiel pour garantir un cadre de travail sécurisé, respectueux et épanouissant pour tous.
Quelles sont les principales formes de RPS ?
Les risques psychosociaux se manifestent lorsque les conditions de travail, l’organisation ou les relations dégradent le bien-être des collaborateurs.
Les principales formes de RPS incluent :
le stress professionnel, dû à une pression excessive, une surcharge de travail, une ambiguïté sur les missions confiées ou encore des attentes contradictoires ;
les violences internes et externes, telles que les conflits, le harcèlement moral ou sexuel, les agressions verbales ou physiques venant de collègues ou d’usagers ;
le manque d’autonomie, notamment une faible participation aux décisions et peu de marges de manœuvre dans l’organisation du travail ;
les exigences émotionnelles, comme l’obligation de faire face à la détresse des autres, devoir masquer ses émotions, etc. ;
l’insécurité de l’emploi, c’est-à-dire l’instabilité contractuelle, le manque de perspectives ainsi que les craintes liées à des restructurations.Comment prévenir les risques psychosociaux au travail ?
Prévenir les risques psychosociaux au travail dans une démarche inclusive consiste à agir sur l’organisation et la culture de l’entreprise pour que chacun, quelle que soit sa situation, puisse s’épanouir professionnellement et contribuer sans crainte de discrimination, de harcèlement ou d’isolement.
Cela passe par une écoute active des réalités vécues par tous les collaborateurs, notamment les personnes les plus vulnérables. Instaurer un environnement sécurisé, où la parole est valorisée et la diversité respectée, réduit les tensions et favorise la reconnaissance de chacun. Le déploiement de politiques d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) permet de cibler les causes profondes des risques psychosociaux, bien au-delà des obligations légales.
Enfin, la prévention inclusive implique l’ensemble des acteurs de l’entreprise — direction, RH, managers, représentants du personnel — pour une démarche collective, proactive et adaptée à la réalité du terrain.A lire également
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Favoriser l’état de santé des collaborateurs ne se limite pas à la prévention des accidents du travail ou à la protection des personnes en situation de fragilité. Il s’agit également de promouvoir un véritable bien-être physique, mental et social, en lien avec une approche globale de la qualité de vie au travail (QVT). Cette démarche vise à créer un environnement de travail où chacun peut s’épanouir, se sentir utile et développer ses compétences.
En quoi consistent la santé et la qualité de vie au travail ?
La santé au travail et la QVT recouvrent de nombreuses dimensions, comme le souligne l’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail). Cela inclut le contenu du travail lui-même, la manière dont il est organisé, les opportunités d’évolution et de développement professionnel, la qualité des relations au sein des équipes, le sentiment d’utilité du travail accompli, ainsi que l’environnement physique dans lequel évoluent les salariés. Ces différents aspects sont étroitement liés et participent directement au niveau de bien-être ressenti par les collaborateurs.
Quelles sont les actions concrètes pour améliorer l’état de santé des salariés ?
Les entreprises peuvent mettre en œuvre de nombreux leviers pour favoriser la santé de leurs collaborateurs. Par exemple, améliorer les conditions de travail passe par l’aménagement d’espaces ergonomiques, la limitation du bruit, une bonne gestion de la luminosité ou encore la ventilation des locaux. Il est également important de proposer des horaires flexibles ou du télétravail lorsque cela est possible, afin de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle. En réduisant la fatigue physique et mentale, ces mesures contribuent directement à un meilleur état de santé général.
Comment soutenir la santé mentale des collaborateurs ?
La santé mentale est tout aussi essentielle que la santé physique. Pour la préserver, les entreprises peuvent proposer des formations sur la gestion du stress, instaurer une culture managériale bienveillante, encourager les pauses et moments de déconnexion, et veiller à une charge de travail équilibrée. En réduisant les sources de tension et en offrant un climat de travail serein, l’entreprise renforce l’engagement et la motivation de ses équipes, tout en limitant les risques de burn-out ou d’absentéisme.
Qui est responsable de la santé au travail dans l’organisation ?
La promotion de la santé au travail ne repose pas sur un acteur unique, mais sur une responsabilité partagée. La direction générale donne l’impulsion et les moyens nécessaires, tandis que les managers jouent un rôle essentiel dans le quotidien des équipes. Le service des ressources humaines coordonne les actions de prévention, en lien avec le médecin du travail. Le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), ou désormais le CSE, participe à l’identification des risques et à l’amélioration continue des conditions de travail. Enfin, chaque salarié a aussi un rôle à jouer pour signaler les dysfonctionnements et adopter des comportements favorables à sa santé et à celle de ses collègues.
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L’employeur a l’obligation d’assurer la santé et la sécurité des travailleurs via des actions de prévention, d’information et de formation. Il évalue les risques dans l’entreprise, consignés dans le document unique d’évaluation des risques (DUERP).
Les actions de prévention concernent notamment les risques de chutes, de contact avec des machines, les risques psychosociaux, chimiques, et liés à la pénibilité du travail. Des mesures adaptées, comme des modifications des horaires ou l’utilisation d’équipements de protection, peuvent être mises en place.
L’évaluation des risques consiste à identifier les dangers et les risques pour la santé. Si ces risques ne peuvent être évités, des actions de prévention doivent être mises en œuvre. Les résultats de cette évaluation figurent dans le DUERP, obligatoire dans toutes les entreprises.
Enfin, des instructions générales et particulières en matière de sécurité doivent être données, soit dans le règlement intérieur (pour les entreprises de plus de 50 salariés), soit directement par l’employeur. Le salarié doit veiller à sa sécurité et à celle de ses collègues selon les consignes reçues.
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Genre & orientation sexuelle
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Accompagner un coming-out au travail, c’est créer les conditions d’un environnement où chacun peut être soi-même sans peur du rejet, du jugement ou de la discrimination. Cela passe par l’écoute, la bienveillance, la discrétion, et un engagement fort pour l’inclusion.
Que vous soyez manager, collègue, responsable RH ou dirigeant, votre réaction peut avoir un impact décisif sur le bien-être, la confiance et la sécurité psychologique de la personne concernée.
Qu’est-ce qu’un coming-out en milieu professionnel ?
Le coming-out désigne le fait, pour une personne LGBTQIA+, de révéler volontairement une information sur son orientation sexuelle ou son identité de genre à ses collègues ou à sa hiérarchie. Cela peut concerner, par exemple :
- Le fait d’annoncer qu’on est gay, lesbienne, bisexuel, pansexuel…
- Le fait d’exprimer une identité de genre différente du sexe assigné à la naissance (personne trans, non-binaire, etc.)
- Le changement de prénom ou de pronom utilisé au travail
C’est une démarche personnelle et intime, parfois difficile, qui peut s’accompagner de peurs.
Quelles sont les bonnes pratiques pour bien accompagner un coming-out ?
📌 Ressource utile : Guide « Lutte contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ au travail »
1. Accueillir avec bienveillance
Soyez simplement à l’écoute, sans juger ni poser de questions intrusives. Remerciez la personne pour sa confiance : « Merci de m’en parler, tu peux compter sur moi. »
2. Respecter la confidentialité
Ne partagez jamais cette information sans l’accord explicite de la personne concernée. Le outing (divulgation non consentie) peut être très préjudiciable, voire constituer une faute.
3. Utiliser les bons pronoms et prénoms
Adaptez-vous à l’identité de la personne : utilisez les prénoms d’usage et les pronoms choisis. En cas d’erreur, excusez-vous simplement et corrigez-vous sans insister.
4. Réagir face aux propos LGBTphobes
Les blagues ou remarques discriminantes ne sont jamais anodines. Il est important de les recadrer immédiatement, même si la personne visée n’est pas présente.
5. Favoriser un cadre inclusif
Formations, communication interne, outils RH adaptés… Une politique d’inclusion LGBTQIA+ permet à chacun d’évoluer dans un environnement respectueux, sécurisé et ouvert.
Accompagner un coming-out, c’est offrir un espace où la personne peut être elle-même, sans peur du rejet. Cela passe par de petites attentions, une posture respectueuse et un engagement concret pour l’inclusion au sein de l’entreprise.
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Le sexisme ordinaire au travail désigne l’ensemble des comportements, propos, attitudes ou gestes banalisés qui, sans être nécessairement perçus comme violents ou agressifs, contribuent à entretenir des inégalités entre les femmes et les hommes dans le milieu professionnel.
Ces manifestations sont souvent minimisées, voire tolérées, parce qu’elles sont ancrées dans les habitudes ou la culture d’entreprise. Pourtant, elles ont un impact réel sur la santé mentale, la confiance en soi, l’ambiance de travail et l’égalité professionnelle.
Exemples de sexisme ordinaire en entreprise
Le sexisme ordinaire peut prendre plusieurs formes, souvent subtiles, mais toujours discriminantes :
- Faire des remarques sur l’apparence physique (« Tu es trop jolie pour ce poste »)
- Interrompre systématiquement les femmes en réunion
- Douter des compétences d’une salariée après son congé maternité
- Répartir les tâches en fonction du genre (attendre qu’une femme prenne les notes, serve le café, etc.)
- Utiliser un ton condescendant ou infantilisant (« Ma petite », « Calme-toi », etc.)
- Faire des blagues sexistes en pensant que c’est de « l’humour inoffensif »
- Dénigrer un homme qui exprime ses émotions ou montre de la vulnérabilité (« Sois un homme », « T’es trop sensible »)
Que dit la loi sur le sexisme au travail ?
Depuis la loi du 17 août 2015, le sexisme est reconnu comme une forme de discrimination à part entière dans le Code du travail.
📌 L’article L.1142-2-1 du Code du travail précise :
« Nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. »
En tant qu’employeur, il est obligatoire de prévenir, faire cesser et sanctionner tout comportement sexiste.
En tant que salarié, vous avez le droit d’alerter, de signaler ou de refuser un comportement sexiste sans craindre de représailles.Ces comportements, même non intentionnels, contribuent à renforcer les stéréotypes de genre et à dévaloriser les salariés dans le monde du travail.
Comment lutter concrètement contre le sexisme ordinaire ?
Pour les employeurs et RH
- Mettre en place une politique de tolérance zéro vis-à-vis des propos ou comportements sexistes
- Organiser des actions de sensibilisation et de formation sur le sexisme et les stéréotypes
- Afficher clairement les procédures de signalement disponibles en interne
- Encourager une culture du respect et de l’égalité
Pour les salariés
- Ne pas banaliser les propos ou blagues sexistes
- Soutenir les collègues victimes ou témoins
- Alerter un référent, un manager ou le service RH
- Utiliser les dispositifs internes de signalement ou saisir le CSE
Le sexisme ordinaire au travail n’est jamais anodin. Même sous une apparence « légère », il contribue à perpétuer les inégalités de genre et peut causer un réel mal-être professionnel.
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Pour agir concrètement sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre en entreprise, plusieurs labels, chartes et formations spécialisées sont disponibles. Ils aident les managers, DRH et responsables RSE à structurer une démarche inclusive, au-delà du simple engagement.
Des labels pour reconnaître votre engagement
Pour les entreprises désireuses d’afficher un engagement fort et structuré, plusieurs labels et chartes sont à disposition.
La Charte d’engagement LGBT+
Lancée en 2013 par l’Autre Cercle et Accenture, la Charte d’engagement LGBT+ est le texte de référence. En la signant, votre entreprise s’engage concrètement à intégrer l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans sa politique de diversité. Ses 15 articles sont un guide pour créer un environnement de travail respectueux et pour soutenir vos collaborateurs.
Le Label Diversité
Porté par l’État et AFNOR Certification, le Label Diversité est un gage d’engagement plus large. Il reconnaît les efforts d’une organisation pour prévenir toutes les discriminations, y compris celles liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Ce label atteste que vos processus RH sont équitables et que vous êtes dans une démarche d’amélioration continue. De nombreuses entreprises de toutes tailles l’ont déjà adopté.
Formations : outiller vos équipes pour davantage d’inclusion
Les labels sont importants, mais ne suffisent pas. La réussite d’une politique inclusive passe aussi par la formation des équipes. De nombreuses structures proposent aujourd’hui :
- des sessions de sensibilisation pour les collaboratrices et collaborateurs ;
- des modules pour les managers sur les bonnes pratiques RH inclusives ;
- des accompagnements sur la prévention des discriminations et des violences au travail.
Ces actions permettent d’ancrer l’inclusion dans le quotidien professionnel, au-delà des intentions.
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Favoriser l’inclusion des personnes LGBT+ en entreprise passe par des actions concrètes, structurées et visibles, tant en interne qu’en externe. Voici les bonnes pratiques recommandées, notamment par le cabinet de recrutement Hays, pour créer un environnement de travail inclusif et respectueux :
1. Affirmer un engagement officiel contre les discriminations
- Rédiger et diffuser une déclaration d’engagement contre les LGBTphobies au travail.
- Mettre en place un code de conduite clair pour prévenir les comportements discriminatoires.
2. Adhérer à des chartes et associations engagées
- Devenir signataire de la Charte de la Diversité.
- Rejoindre des organisations comme L’Autre Cercle, qui accompagnent les entreprises dans leurs démarches d’inclusion LGBT+.
3. Former et sensibiliser les équipes
- Proposer des formations sur les enjeux LGBT+ à tous les niveaux hiérarchiques.
- Organiser des campagnes de sensibilisation via des affiches, newsletters, réseaux sociaux ou intranet.
4. Valoriser la visibilité des personnes LGBT+
- Encourager les salarié·es LGBT+ qui le souhaitent à être visibles, dans un cadre bienveillant et sécurisé.
- Mettre en avant des rôles modèles en interne.
5. Assurer l’équité dans les droits et avantages
- Garantir les mêmes droits pour tous les couples, quels que soient leur orientation sexuelle ou leur genre (ex. : congé d’adoption, congé pour la mère non biologique).
6. Soutenir financièrement les causes LGBT+
- Allouer des fonds à des associations luttant contre l’homophobie et la transphobie.
7. Mesurer et ajuster les actions mises en place
- Réaliser des enquêtes internes pour évaluer le climat inclusif.
- Ajuster les politiques RH en fonction des retours et indicateurs.
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Selon le Guide du Défenseur des droits, on estime qu’entre 1 et 2 millions de personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles) cacheraient leur orientation sexuelle au travail en France, et 39% des personnes LGBT interrogées déclarent avoir fait l’objet de commentaires ou d’attitudes négatives au travail.
Pourtant, c’est un enjeu de taille pour les employés comme pour les employeurs : 80% de salariés ayant révélé leur orientation sexuelle ou identité de genre disent avoir noué des relations amicales au bureau et s’étant mieux intégrées, contre 45% des personnes ne l’ayant pas fait, selon Le Monde.
Les 12 premiers mois étant décisifs pour l’inclusion des LGBT+ (le « + » intègre d’autres critères telles que les personnes queers, intersexes, asexuelles, etc) en entreprise, une bonne inclusion leur permet de davantage s’exprimer, être plus performants et rester dans l’entreprise.
Rendre invisible son orientation sexuelle ou identité de genre peut se répercuter sur la santé mentale et physique des personnes LGBT+ qui souffrent davantage d’anxiété, d’isolement, de mal-être, d’une mauvaise estime de soi ou encore de dépression. Un coût qui se répercute également sur l’entreprise.
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Handicap
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L’intégration de toutes et tous dans le monde du travail est une priorité pour une entreprise inclusive. Au cœur de cet engagement se trouve l’Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés (OETH), souvent appelée « quota d’emploi ». Mais de quoi s’agit-il réellement ?
Une obligation légale pour favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap
Depuis 1987, la loi impose aux entreprises de plus de 20 salariés d’intégrer des personnes en situation de handicap dans leurs effectifs. Ce dispositif vise à favoriser leur accès à l’emploi ordinaire.
Concrètement, la loi fixe un taux minimum de 6 % de travailleurs handicapés dans l’effectif global de l’entreprise (calculé en équivalent temps plein). Ce quota s’applique à tous types de contrats : CDI, CDD, intérim, stages ou contrats en alternance.
Quelles obligations pour les entreprises ?
Chaque année, les entreprises doivent déclarer leurs actions via la Déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH), intégrée à la Déclaration sociale nominative (DSN). Si le quota des 6 % n’est pas atteint, l’entreprise verse une contribution financière proportionnelle au nombre de travailleurs handicapés manquants. Ce montant sert à financer l’accompagnement et l’emploi des personnes en situation de handicap via l’Agefiph.
Une autre voie consiste à signer un accord de branche, de groupe ou d’entreprise agréé, qui prévoit un programme pluriannuel en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés. Ce programme doit inclure des actions concrètes d’embauche, de maintien dans l’emploi et de formation.
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Le maintien dans l’emploi d’un salarié en situation de handicap repose sur l’adaptation, l’écoute et l’accompagnement. L’objectif est de permettre au collaborateur de poursuivre son activité dans des conditions de travail durables, efficaces et respectueuses de ses besoins.
1. Évaluer les besoins avec les bons interlocuteurs
La première étape consiste à identifier les besoins d’aménagement du poste, en lien direct avec le salarié, le médecin du travail, et éventuellement un ergonome ou un référent handicap. Cette évaluation permet de déterminer les adaptations nécessaires pour garantir la continuité de l’activité.
2. Adapter le poste et l’environnement de travail
Selon les besoins identifiés, l’entreprise peut :
- Aménager l’environnement physique (mobilier, accessibilité, éclairage, acoustique…),
- Adapter les outils et logiciels de travail,
- Réorganiser les missions ou les horaires pour éviter la surcharge ou les tâches incompatibles.
L’objectif est de maintenir l’efficacité du collaborateur tout en préservant sa santé et son bien-être.
3. Créer un climat de confiance durable
Il est essentiel de développer une relation de confiance avec le salarié pour qu’il se sente libre d’exprimer ses difficultés. Par peur de perdre son emploi, un collaborateur en situation de handicap peut parfois cacher ses contraintes, ce qui augmente les risques d’isolement ou de désengagement.
4. Impliquer l’ensemble des parties prenantes
Le médecin du travail, les managers et les collègues jouent un rôle clé dans la réussite du maintien dans l’emploi. Leur implication favorise une intégration réussie et un environnement de travail bienveillant.
5. Prévenir plutôt que réagir
Il est préférable d’anticiper l’évolution de la situation de handicap (ex. : maladie chronique évolutive) pour adapter le poste en continu. Des points réguliers avec le salarié et les acteurs RH permettent d’ajuster les dispositifs en temps réel.
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Plusieurs éléments sont à prendre en compte lors de l’accueil d’un collaborateur en situation de handicap :
- L’accessibilité des locaux : cette obligation légale diffère selon qu’il s’agit d’un établissement recevant du public (ERP) ou non.
- L’aménagement du poste de travail : la mise en place de moyens de compensation (fauteuil ergonomique, véhicule adapté, matériel informatique spécifique…) à valider avec le service de prévention et de santé au travail (médecin du travail)
- Une assistance humaine : l’intervention d’un tiers (traducteur langues des signes) ou du tutorat pour les personnes en manque d’autonomie
- Une formation professionnelle pour compléter les compétences du collaborateur
Une personne ressource, ou « référent handicap » pour les grosses entreprises, sera également d’une aide précieuse lors du processus d’intégration du nouveau collaborateur.
Consultez la fiche pratique de l’Agefiph, qui aborde les points essentiels à aborder pour réussir l’intégration de salariés en situation de handicap.
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Les annonces de recrutement doivent respecter un cadre légal strict tout en favorisant l’inclusion. Leur rédaction influence directement l’accessibilité à l’emploi, en particulier pour les publics discriminés ou éloignés du marché du travail.
Selon les recommandations de l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées), il est préférable de rédiger les offres d’emploi en mettant l’accent sur les compétences attendues, plutôt que sur des critères rigides comme les diplômes ou les années d’expérience. Cette approche rend l’offre plus inclusive et accessible, notamment aux candidats ayant suivi des parcours atypiques.
Pour un poste d’hôtesse par exemple, écrire « maîtrise des techniques de secrétariat et des logiciels informatiques, bon relationnel et capacité d’organisation » plutôt que « recherche hôte ou hôtesse SAV bac + 2 – expérience de 3 ans sur poste similaire ».
L’Agefiph préconise également de rajouter une phrase inclusive :
« Ce poste est ouvert aux personnes en situation de handicap »
« A compétence égale priorité aux travailleurs handicapés et autres bénéficiaires de l’obligation d’emploi. »
En revanche, votre offre ne peut pas être réservée aux personnes handicapées. Cela constituerait une discrimination pénalisée par la loi.
Ce que la loi interdit dans les annonces de recrutement
Il est strictement interdit de réserver un poste exclusivement aux personnes en situation de handicap. Cela constituerait une discrimination à l’embauche, même si elle est favorable en apparence, et peut entraîner des sanctions.
De même, l’offre ne doit jamais contenir de critères discriminatoires liés à :
- L’âge
- Le sexe
- L’origine ethnique
- L’état de santé
- La religion
- L’orientation sexuelle
- Ou tout autre motif protégé par le Code du travail
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Recruter une personne en situation de handicap, c’est avant tout élargir son vivier de talents tout en favorisant l’inclusion et la diversité au sein de son entreprise. Contrairement aux idées reçues, la grande majorité des postes de travail peuvent être adaptés, et donc accessibles à des personnes en situation de handicap, qu’il soit visible ou invisible.
Voici les bonnes pratiques et les outils concrets à la disposition des recruteurs pour réussir un recrutement inclusif.
1. Diversifier les canaux de recrutement
Adapter ses pratiques de sourcing est essentiel pour toucher les bons profils. Plusieurs plateformes spécialisées permettent de diffuser vos offres d’emploi et d’entrer en contact avec des candidats en situation de handicap :
- Agefiph : acteur majeur de l’emploi des personnes handicapées, propose également des services d’accompagnement aux entreprises.
- Hanploi.com : site de référence pour la diffusion d’offres inclusives et la mise en relation avec des candidats reconnus travailleurs handicapés.
- Hello Handicap : salon de recrutement 100 % digital dédié aux personnes en situation de handicap.
2. Faire appel à des structures spécialisées
Selon votre besoin – immédiat ou à plus long terme – plusieurs partenaires peuvent vous aider à recruter efficacement :
Pour des recrutements immédiats :
- Cap emploi : accompagnement spécifique des employeurs dans le recrutement et l’intégration de collaborateurs handicapés.
- Pôle emploi : propose des aides et un accompagnement ciblé.
- Missions locales : accompagnement des jeunes de 16 à 25 ans, dont certains en situation de handicap.
- Agences d’intérim, sites emploi, ou associations locales œuvrant pour l’emploi des personnes handicapées.
Pour des recrutements à moyen ou long terme :
Écoles spécialisées ou établissements médico-professionnels formant des jeunes ou des adultes en reconversion.
Centres de rééducation professionnelle (CRP) : structures permettant à des personnes ayant perdu la capacité d’exercer leur métier de se former à un nouveau.
Centres de formation comme l’AFPA, qui accueillent également des personnes reconnues handicapées.3. Utiliser les aides et prestations de conseil
L’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) propose une prestation de conseil et d’accompagnement via les services Cap emploi. Ces prestations peuvent inclure :
- L’analyse du poste à pourvoir
- L’identification de candidats
- La mise en place d’adaptations du poste de travail
- Un accompagnement à l’intégration
Bon à savoir : ces services sont gratuits pour l’entreprise, et des aides financières peuvent être accordées pour l’aménagement des postes ou la formation.
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La RQTH, ou Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé, est un statut délivré par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Elle a pour objectif de favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.
Concrètement, la RQTH permet d’accéder à un ensemble de dispositifs et de droits spécifiques dans le monde du travail. Elle peut notamment offrir les avantages suivants :
- Des aménagements de poste : adaptation des horaires, du matériel ou de l’organisation du travail pour compenser les effets du handicap.
- Un accompagnement renforcé vers l’emploi, par des structures spécialisées comme Cap Emploi ou Pôle emploi, avec des conseillers formés à l’accompagnement des personnes handicapées.
- Des aides financières pour l’employeur (via l’AGEFIPH ou le FIPHFP dans la fonction publique) visant à faciliter le recrutement ou le maintien dans l’emploi.
- Un accès prioritaire à certaines formations professionnelles ou à des contrats aidés.
- Une protection contre le licenciement plus encadrée, notamment en cas de problèmes de santé liés au handicap.
- Un accès facilité à la fonction publique via des concours aménagés ou des recrutements contractuels spécifiques.
En résumé, la RQTH est une reconnaissance officielle qui donne accès à un cadre protecteur et à des outils concrets pour sécuriser et adapter le parcours professionnel des personnes en situation de handicap. Elle constitue un levier essentiel pour une inclusion durable dans l’emploi, que ce soit dans le secteur privé ou public.
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Les entreprises du secteur privé de 20 salariés et plus ont l’obligation d’employer 6% de personnes en situation de handicap sur leur effectif total (loi pour l’égalité des droits et des chances). Cela concerne l’intégralité des salariés quel que soit leur contrat.
Si les entreprises concernées ne respectent pas ce taux, elles doivent verser une contribution annuelle pouvant aller au moins jusqu’à 15 000 € selon le nombre d’emplois inoccupés et la taille de l’entreprise.
L’Agefiph a créé un simulateur permettant de connaître le montant de sa contribution financière.
A noter : toutes les entreprises doivent déclarer mensuellement le nombre d’emplois occupés par un travailleur handicapé, même celles de moins de 20 salariés.
Sont concernées par l’obligation d’emploi les personnes ayant la reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH), les personnes percevant une pension d’invalidité ou une allocation adulte handicapé (AAH) ou les victimes d’accident du travail. La liste exhaustive est disponible sur le site du service public.
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L’accessibilité en entreprise désigne l’ensemble des aménagements, dispositifs et pratiques qui permettent à toute personne, en particulier celles en situation de handicap, d’accéder aux locaux, d’y circuler, d’y travailler et d’y recevoir des services dans les mêmes conditions que toute autre personne.
Selon Handinorme, cela implique de garantir une accessibilité complète aux abords et à l’intérieur des bâtiments professionnels, qu’il s’agisse de bureaux, de commerces, d’ateliers ou d’espaces recevant du public.
Une obligation légale depuis la loi Handicap de 2005
La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances impose à toutes les entreprises, quelles que soient leur taille et leur activité, de rendre leurs locaux accessibles :
- Aux salariés : pour garantir des conditions de travail inclusives
- Aux clients, fournisseurs, partenaires ou visiteurs : si l’établissement est un ERP (établissement recevant du public)
- Aux candidats à l’emploi : pour permettre l’égalité d’accès au travail.
Accessibilité des locaux : que dit la réglementation ?
Les obligations varient selon la nature et la date de construction du bâtiment :
- Locaux neufs (après 2007) : les normes d’accessibilité doivent être intégrées dès la conception. Cela comprend des rampes d’accès, ascenseurs adaptés, largeurs de portes suffisantes, signalétique lisible, sanitaires accessibles, etc.
- Locaux existants construits avant 2007 : des travaux d’adaptation sont requis selon les cas, notamment si l’entreprise reçoit du public. Des Ad’AP (Agendas d’Accessibilité Programmée) peuvent être déposés pour planifier ces mises en conformité.
- Locaux professionnels non ouverts au public : ils doivent être rendus accessibles aux collaborateurs en situation de handicap, notamment via des aménagements de poste de travail ou d’environnement (mobilier, éclairage, logiciels adaptés…).
L’accessibilité en entreprise ne se limite pas à l’environnement physique. L’accessibilité numérique est également essentielle : sites web, intranet, logiciels métiers et documents doivent pouvoir être utilisés par des personnes malvoyantes, dyslexiques ou atteintes de handicaps moteurs ou cognitifs.
Quelles sanctions si l’accessibilité en entreprise n’est pas respectée ?
Ne pas respecter les obligations d’accessibilité peut entraîner des sanctions administratives, civiles et pénales :
- Une amende de 45 000 €, portée à 75 000 € en cas de récidive, peut être infligée aux personnes morales (entreprises, maîtres d’ouvrage, etc.).
- Des peines de prison (jusqu’à 6 mois) peuvent être prononcées contre les responsables (maîtres d’œuvre ou décideurs) en cas de non-respect manifeste ou d’absence de travaux après mise en demeure.
- En complément, les entreprises peuvent faire l’objet de recours de la part des usagers ou d’interdictions d’exploitation si leurs établissements sont jugés inaccessibles, notamment pour les ERP.
Enfin, au-delà du risque juridique, ne pas se conformer à ces obligations porte atteinte à l’image de l’entreprise et freine l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap.
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L’engagement de la direction d’une entreprise sur la thématique du handicap est un élément clé de réussite, parallèlement à une stratégie intégrant le rôle de référent handicap.
Désignation du référent handicap
La désignation d’un référent handicap est obligatoire pour les entreprises d’au moins 250 salariés. L’employeur est libre de choisir la personne qu’il souhaite nommer à ce poste, mais il est recommandé de sélectionner quelqu’un de volontaire et compétent. Il n’y a pas de durée fixée pour cette désignation, qui peut donc être à durée indéterminée.
Définition du rôle et des missions du référent handicap
Son rôle s’articule généralement autour de 4 axes principaux :
- Être un tiers de confiance qui informe, oriente et accompagne les personnes en situation de handicap.
- Faciliter le lien entre les travailleurs handicapés et les différents acteurs internes/externes.
- Piloter la politique handicap de l’entreprise.
- Être un ambassadeur de l’emploi des personnes handicapées.
Missions concrètes
Les principales missions du référent handicap peuvent inclure :
- Définir et mettre en œuvre la politique handicap de l’entreprise
- Participer au recrutement et à l’accompagnement des salariés en situation de handicap
- Adapter les postes de travail si nécessaire
- Coordonner le maintien dans l’emploi
- Sensibiliser les équipes au handicap
- Assurer le suivi des indicateurs liés au handicap
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Depuis la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, certaines entreprises sont tenues de désigner un référent handicap. Cette obligation concerne toute entreprise ou établissement employant au moins 250 salariés, conformément à l’article L5213-6-1 du Code du travail.
Qu’est-ce qu’un référent handicap ?
Le référent handicap est un professionnel identifié au sein de l’entreprise, chargé d’orienter, d’informer et d’accompagner les personnes en situation de handicap. Il est un acteur-clé de la politique handicap de l’organisation et joue un rôle de facilitateur entre les collaborateurs, les services internes et les partenaires externes (MDPH, Cap Emploi, Agefiph…).
Les entreprises concernées
L’obligation de désigner un référent handicap s’applique à toutes les entreprises de 250 salariés et plus, qu’elles soient du secteur privé ou public. Cependant, de nombreuses PME ou TPE choisissent volontairement de nommer un référent, dans le cadre d’une démarche RSE ou d’une politique d’inclusion.
Les missions du référent handicap
Selon l’Agefiph, le référent handicap doit assurer quatre grandes missions :
- Informer, orienter et accompagner les personnes en situation de handicap dans l’entreprise.
- Faciliter la coordination entre les différents acteurs internes (RH, managers, médecine du travail) et externes (organismes spécialisés).
- Piloter la politique handicap de l’entreprise : définir les objectifs, suivre les indicateurs, mettre en œuvre les actions.
- Être ambassadeur de l’emploi des personnes handicapées, en sensibilisant l’ensemble des collaborateurs à ces enjeux.
Exemples de missions concrètes
- Prendre en compte le handicap dès le recrutement (adaptation des entretiens, actions ciblées…).
- Conseiller les RH et les managers sur l’intégration et le maintien dans l’emploi des salariés en situation de handicap.
- Mettre en place des actions de sensibilisation et de communication internes.
- Assurer une veille réglementaire et partenariale.
- Suivre les plans d’action handicap et collaborer avec des acteurs comme Cap Emploi, l’Agefiph ou le Fiphfp.
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Inclusion
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La charte de la diversité est un document d’engagement volontaire par lequel une entreprise, une organisation ou une collectivité affirme sa volonté d’agir en faveur de la diversité, de l’égalité des chances et de la non-discrimination dans le cadre professionnel. Elle incarne une démarche proactive de responsabilité sociétale (RSE), au service d’un environnement de travail plus inclusif.
Etapes pour rédiger la charte de la diversité
Définir les valeurs fondamentales : engagement envers la diversité, respect des différences, équité.
Préciser les principes d’action : lutte contre les discriminations liées au genre, à l’origine, au handicap, à l’âge, à l’orientation sexuelle, etc.
Lister les engagements concrets :
- Recrutement équitable
- Formation à la non-discrimination
- Suivi des indicateurs de diversité
- Sensibilisation des collaborateurs
Impliquer la direction : la charte doit être portée et signée par la direction pour être crédible et efficace.
Diffuser et suivre l’impact : communication interne et externe, mise en œuvre d’actions mesurables.
Vous pouvez vous appuyer sur la Charte de la diversité française, qui propose un cadre et permet aux signataires de rejoindre un réseau engagé.
Y a-t-il une loi sur la charte de la diversité ?
La Charte de la diversité n’est pas une obligation légale, mais un engagement volontaire. Toutefois, elle s’inscrit dans le cadre de plusieurs lois françaises contre les discriminations au travail :
- Code du travail – article L1132-1 : interdit toute discrimination à l’embauche ou dans la vie professionnelle.
- Loi du 27 mai 2008 : précise les critères de discrimination prohibés en droit français.
- Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 : pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
En résumé, même si la charte elle-même n’est pas obligatoire, elle permet de structurer et de valoriser une politique de diversité en cohérence avec les exigences légales.
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Dans le contexte de l’entreprise inclusive, les termes « insertion », « intégration » et « inclusion » sont souvent utilisés. Bien qu’ils partagent un objectif commun de valorisation des individus et de la diversité, ils recouvrent des philosophies et des approches distinctes. Comprendre ces nuances est essentiel pour bâtir un environnement de travail réellement ouvert et performant.
L’insertion : trouver sa place dans un système existant
L’insertion se concentre sur l’aide aux individus éloignés du marché du travail ou de la société pour qu’ils retrouvent une place. Il s’agit souvent de personnes en situation de précarité ou ayant connu des ruptures de parcours, comme l’insertion professionnelle des réfugiés. L’objectif principal est de leur permettre d’accéder à l’emploi, de franchir la porte de l’entreprise et de développer leurs compétences, avec un soutien personnalisé pour surmonter les obstacles sociaux et professionnels.
L’intégration : s’adapter à la norme établie
Une fois la personne recrutée, l’intégration consiste à l’aider à s’adapter au fonctionnement et à la culture de l’entreprise. Des dispositifs d’accueil existent, mais c’est surtout au salarié de s’acclimater au collectif. Le processus demande à l’individu de s’adapter aux normes, aux codes et aux pratiques du groupe ou de l’entreprise pour « coller » au modèle préétabli.
L’inclusion : transformer le système pour valoriser toutes les différences
L’inclusion va au-delà de l’insertion et de l’intégration. Il s’agit d’une démarche qui vise à transformer l’environnement (ici, l’entreprise) pour qu’il s’adapte à chaque individu, acceptant et valorisant leurs différences pour qu’ils puissent pleinement s’épanouir et participer. L’inclusion ne cherche pas à rendre l’individu « normal » ou conforme, mais considère que la diversité est la norme. C’est à l’entreprise de devenir accessible et de s’adapter aux besoins de chacun, sans discrimination.
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Plusieurs lois anti-discrimination ont vu le jour ces dernières années en France, comme par exemple :
- La Loi Roudy (1983) qui demande aux entreprises de mesurer les inégalités professionnelles avec Le Rapport de Situation Comparée.
- Cette loi Roudy est renforcée par la loi Génisson (2001) qui rend le Rapport de Situation Comparée obligatoire et instaure l’obligation de négociation avec les partenaires sociaux sur l’égalité professionnelle.
- La Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées (2005).
- Loi Copé-Zimmermann (2011) pour une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance.
- L’index égalité professionnelle femmes / hommes (2019).
- L’article 1er de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 liste l’ensemble des 25 critères sur lesquels une entreprise ne peut baser ses décisions, choix ou processus…
Les 25 critères de discrimination en France :
- L’apparence physique
- L’âge et les générations
- L’état de santé, la maladie
- L’appartenance ou non à une prétendue race
- L’appartenance ou non à une nation
- Le sexe
- L’identité de genre
- L’orientation sexuelle
- La grossesse
- La situation de famille
- Le handicap
- Les caractéristiques génétiques
- Les mœurs
- Le patronyme
- Les activités syndicales
- L’origine
- Le lieu de résidence
- L’appartenance ou non à ethnie
- Les opinions politiques
- La domiciliation bancaire
- La perte d’autonomie
- La capacité à s’exprimer dans une langue étrangère
- La religion
- La vulnérabilité résultant de sa situation économique
- Les opinions philosophiques
On ne peut donc pas affirmer qu’un type de diversité ou, à l’inverse, un type de discrimination soit plus important que d’autres. Les entreprises doivent prendre en compte ces 25 critères et mettre en place des actions plus ou moins prioritaires selon leurs propres ambitions dans ce domaine.
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La diversité en entreprise, qu’elle soit d’origine, d’âge, de genre, de handicap, ou encore de parcours, est aujourd’hui reconnue comme un véritable levier de performance globale, bien au-delà de l’enjeu éthique. Plusieurs études confirment que les organisations inclusives sont plus innovantes, plus attractives et plus résilientes.
Une attente forte des collaborateurs et de la société
Selon un sondage OpinionWay pour APICIL,
- 46 % des Français estiment que la société actuelle n’est pas suffisamment inclusive,
- et 82 % considèrent que l’entreprise a un rôle fondamental à jouer pour favoriser l’inclusion.
Les attentes envers les employeurs sont donc élevées, tant sur la représentativité que sur l’équité des pratiques internes.
Un consensus sur le lien entre diversité et performance
Le rapport État des lieux de la mesure de la diversité en entreprise mené par Diversidays avec PwC France révèle que 100 % des entreprises interrogées reconnaissent l’existence d’un lien entre diversité et performance économique.
De plus, 86 % des salariés estiment que leur entreprise devrait s’engager davantage dans cette voie.Des impacts quantifiables dans la réalité économique
- En Australie, selon le Inclusion@Work Index 2023–2024, les organisations inclusives sont jusqu’à 25 % plus rentables, 10 fois plus susceptibles d’être innovantes, et offrent un meilleur service client. De plus, les collaborateurs y sont plus satisfaits, moins exposés aux discriminations, et plus enclins à s’engager.
- Au niveau global, une recherche publiée en 2024 établit un lien de causalité plausible entre diversité de genre dans les équipes et la performance financière des grandes entreprises, une avancée significative par rapport à la corrélation.
- En Inde, une étude récente révèle que les entreprises les plus inclusives enregistrent un résultat net 50 % plus élevé que leurs homologues moins diversifiées
Une entreprise plus forte sur tous les plans
La diversité favorise également :
- L’engagement des collaborateurs, boostant motivation et performance.
- L’attractivité employer brand, séduisant talents, clients et partenaires.
- La cohésion interne, grâce à la richesse des profils et des perspectives.
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Liberté syndicale
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Un syndicat réunit des individus dans le but de défendre leurs intérêts professionnels communs. Son objectif principal est l’étude et la protection des droits ainsi que des intérêts, tant matériels que moraux, collectifs et individuels, des personnes désignées dans ses statuts.
Il a la capacité d’agir en justice pour assurer la défense de ses intérêts. Il est également habilité à négocier des conventions collectives et des accords de branche, d’entreprise ou d’établissement avec les associations d’employeurs.
Le droit syndical est reconnu comme un droit à valeur constitutionnelle depuis son inclusion dans le préambule de la Constitution de 1946.
Ce droit assure à chaque travailleur la liberté de rejoindre un syndicat ou d’en fonder un au sein de son entreprise afin de défendre ses droits.
L’employeur ne peut pas tenir compte de l’appartenance syndicale d’un salarié ou de son activité syndicale au sein de l’entreprise pour prendre des décisions, en particulier sur les points suivants :
- Rémunération, dispositifs d’intéressement ou distribution d’actions
- Formation, reclassement, affectation, qualification, classification, promotion professionnelle
- Mutation ou renouvellement de contrat
- Mesures disciplinaires et rupture du contrat de travail
Porter atteinte à l’exercice du droit syndical est constitutif du délit d’entrave, puni d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3.750 euros.
Découvrez notre thématique d’articles sur la liberté syndicale
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La liberté syndicale en entreprise est le droit reconnu à chaque salarié de s’affilier au syndicat de son choix, d’en créer un, ou de ne pas en rejoindre du tout, sans craindre de représailles ou de discriminations de la part de l’employeur.
Ce droit comprend également la possibilité pour les salariés de participer librement aux activités syndicales, telles que la défense de leurs intérêts professionnels, la négociation collective, et l’organisation d’actions syndicales. Ce principe est protégé par la loi, qui interdit toute mesure de discrimination basée sur l’appartenance syndicale.
La liberté syndicale en entreprise implique le respect des principes suivants :
- toute organisation syndicale professionnelle, même non représentative, peut exercer le droit syndical dans l’entreprise, via la constitution d’une section syndicale
- tout salarié peut librement adhérer à une organisation syndicale de son choix et/ou exercer une activité syndicale
Il y a atteinte à la liberté syndicale en cas de refus de fourniture d’un local syndical, d’opposition à la collecte des cotisations syndicales, à la distribution de tracts ou à l’affichage de communications, à la tenue de la réunion mensuelle de la section syndicale, etc.
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Origine
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Accueillir un salarié étranger, c’est bien plus que remplir des formalités administratives : c’est favoriser son intégration professionnelle, sociale et culturelle au sein de l’entreprise. Une démarche inclusive et structurée bénéficie à toutes les parties : salarié, équipe et employeur.
1. Préparer l’arrivée en amont
Anticipez les besoins et informez les équipes :
- Clarifiez les démarches administratives : titre de séjour, contrat de travail, sécurité sociale, etc.
- Expliquez le rôle du nouveau collaborateur à l’équipe.
- Identifiez un référent interne pour l’accompagner les premières semaines.
📌 Guide pour embaucher un ressortissant étranger
2. Soigner l’accueil dès le premier jour
Offrez un accueil chaleureux et structuré :
- Présentez les collègues, les lieux, les outils de travail.
- Remettez un livret d’accueil avec les infos essentielles (même en version bilingue si besoin).
- Expliquez les codes culturels et les usages professionnels de l’entreprise (ponctualité, tutoiement/vouvoiement, communication…).
3. Favoriser l’intégration dans l’équipe
L’intégration passe par le collectif :
- Encouragez les échanges informels (pause café, déjeuners…).
- Soyez attentif aux barrières linguistiques ou culturelles : parlez clairement, évitez le jargon.
- Valorisez les compétences et l’expérience interculturelle du salarié.
4. Accompagner sur la durée
L’intégration ne se joue pas en une semaine :
- Proposez un point régulier pour recueillir ses besoins ou difficultés.
- Offrez un accès à des cours de français professionnels, si nécessaire.
- Sensibilisez les équipes à la diversité culturelle et à la lutte contre les stéréotypes.
Accueillir un travailleur étranger, c’est conjuguer inclusion, accompagnement et ouverture culturelle. Une intégration réussie repose sur une organisation claire, une posture bienveillante et des actions concrètes à long terme.
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Le racisme et les propos déplacés n’ont pas leur place en entreprise. Si vous êtes victime de discrimination raciale au travail ou de remarques blessantes, sachez que des solutions existent.
Identifier et documenter la situation
La première étape consiste à reconnaître les faits. Remarques déplacées, moqueries sur le nom, sur l’accent ou sur l’origine… Si ces comportements se répètent ou créent un malaise, ils peuvent relever de la discrimination raciale au travail.
Notez précisément chaque incident : date, heure, lieu, personnes impliquées et ce qui a été dit ou fait. Conservez les preuves écrites (e-mails, messages). Ces éléments sont essentiels pour étayer votre démarche.
Signaler sans attendre
Vous n’êtes pas seul face à la discrimination raciale au travail. Plusieurs interlocuteurs peuvent vous aider. Au sein de votre entreprise, parlez-en aux membres du CSE ou aux organisations syndicales. Votre service des ressources humaines est également un point de contact clé. Il doit avoir des procédures pour ces situations.
En dehors de l’entreprise, le Défenseur des droits est une ressource précieuse. Vous pouvez le saisir gratuitement. Des associations spécialisées dans la lutte contre les discriminations peuvent aussi vous accompagner. Elles offrent soutien et conseils juridiques. Si nécessaire, un dépôt de plainte est possible auprès de la police ou de la gendarmerie.
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Les stéréotypes liés aux origines sont des idées reçues, souvent négatives, associées à une personne en fonction de son origine ethnique, nationale ou culturelle. Ils peuvent conduire à des discriminations à l’embauche, à des inégalités de traitement ou à un climat de travail excluant.
Exemples courants de stéréotypes liés aux origines
Les stéréotypes liés aux origines prennent des formes diverses et peuvent toucher toutes les étapes de la vie professionnelle, en particulier lors du recrutement, de l’intégration, ou de l’évaluation des compétences. Voici quelques exemples fréquents, non exhaustifs, mais représentatifs de ces biais :
Origine maghrébine ou africaine
- Préjugé de manque de rigueur ou de sérieux, notamment en ce qui concerne la ponctualité ou la fiabilité.
- Association injuste à la délinquance ou au communautarisme, renforcée par certains discours médiatiques.
- Suspicion sur le niveau d’éducation ou de formation, même en présence de diplômes équivalents.
Origine asiatique
- Perception de « bon exécutant » mais peu créatif, souvent cantonné à des rôles techniques.
- Préjugé de manque de leadership ou de compétences relationnelles, avec l’idée que la personne serait réservée ou peu à l’aise à l’oral.
- Attentes excessives en matière de performance, notamment en mathématiques ou en informatique.
Origine d’Europe de l’Est
- Réduction au statut de « main-d’œuvre bon marché », avec une sous-estimation des compétences réelles.
- Préjugés liés à l’accent ou à la maîtrise du français, parfois interprétés comme un manque d’intelligence ou de professionnalisme.
- Méfiance concernant les diplômes obtenus à l’étranger.
Origine « perçue comme étrangère » (quel que soit le statut réel)
- Confusion entre origine et religion, pouvant engendrer des discriminations à connotation islamophobe ou antisémites.
- Questions inappropriées sur les coutumes, les pratiques alimentaires ou la tenue vestimentaire, comme si l’origine impliquait forcément des comportements spécifiques.
- Doute sur l’ »intégration culturelle », notamment dans des environnements supposés homogènes.
Ce que dit la loi sur les stéréotypes et discriminations liés aux origines
Selon l’article L1132-1 du Code du travail, il est interdit de discriminer un salarié ou un candidat en raison de son origine, réelle ou supposée. Ces pratiques peuvent être sanctionnées pénalement.
Identifier et déconstruire ces stéréotypes est une étape essentielle pour promouvoir l’égalité des chances, la diversité culturelle et un environnement de travail inclusif.A lire également
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La discrimination liée à l’origine constitue un délit passible de lourdes sanctions en entreprise. Elle peut concerner des actes ou des propos discriminatoires fondés sur l’origine ethnique, nationale ou présumée d’un individu. Ces comportements sont interdits par le Code du travail et le Code pénal.
Quels risques pour un salarié reconnu coupable de discrimination liée à l’origine ?
Lorsqu’un salarié est à l’origine d’un acte de discrimination, plusieurs sanctions peuvent s’appliquer. Sur le plan interne, il s’expose à une sanction disciplinaire, qui peut aller de l’avertissement au licenciement pour faute grave, selon la gravité des faits.
Sur le plan pénal, la discrimination à raison de l’origine est punie par l’article 225-1 du Code pénal. Le salarié encourt jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, en fonction des circonstances.
Quels risques pour l’employeur ou l’entreprise ?
Les entreprises peuvent également être tenues pénalement responsables si des discriminations sont commises dans leur structure, notamment en cas de manquement à leur devoir de prévention ou de tolérance d’un climat discriminatoire. Les personnes morales peuvent être condamnées aux peines prévues par l’article 225-4 du Code pénal, incluant des amendes, des interdictions d’exercer certaines activités, voire la fermeture temporaire ou définitive de l’établissement concerné.
Outre les sanctions judiciaires, une entreprise impliquée dans une affaire de discrimination peut subir de graves atteintes à sa réputation et à sa marque employeur, ce qui peut impacter durablement son activité et sa politique de recrutement.
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D’après un sondage réalisé par Glassdoor réalisée en 2019, parmi les salariés français interrogés :
- 30 % ont fait l’expérience ou été témoins de racisme
- 29 % ont fait l’expérience ou été témoins d’âgisme
- 30 % ont fait l’expérience ou été témoins de sexisme
- 22 % ont fait l’expérience ou été témoins de discrimination LGBTQ
Il est donc essentiel d’agir à tous les niveaux pour la diversité en entreprise
1. Adopter un cadre légal et éthique clair
- Signer la Charte de la diversité, créée en 2004, qui incite à la représentation équitable de tous les profils et à la lutte contre les discriminations.
- Se conformer à la loi Égalité et Citoyenneté de 2017, qui impose une formation à la non-discrimination à l’embauche pour les recruteurs des entreprises de plus de 300 salariés (formation obligatoire tous les 5 ans).
2. Intégrer la diversité dans la stratégie RH
- Inclure la diversité comme objectif stratégique, en lien avec les valeurs et la politique RSE.
- Mettre en place des processus de recrutement équitables, basés sur les compétences.
- Diversifier les canaux de sourcing pour attirer des profils variés (âge, genre, origine, handicap, orientation sexuelle…).
3. Sensibiliser et former l’ensemble des équipes
- Organiser des formations régulières sur les biais inconscients et les discriminations.
- Favoriser une culture d’entreprise inclusive, via des ateliers, témoignages, ou journées thématiques.
4. Mettre en place des indicateurs pour mesurer l’impact
- Réaliser des audits internes et des enquêtes anonymes pour évaluer la perception de la diversité.
- Suivre des indicateurs clés (ex. : diversité des recrutements, mobilité interne, égalité salariale).
- Analyser les écarts pour ajuster les politiques RH.
5. Communiquer de manière transparente et inclusive
- Partager les engagements et actions menées sur les supports internes (intranet, newsletters) et externes (site carrière, réseaux sociaux).
- Valoriser les bonnes pratiques et les résultats obtenus pour encourager l’adhésion.
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Selon l’association Les entreprises pour la cité, à l’origine de la création de la Charte de la Diversité, la diversité des origines en entreprise, aussi appelée diversité ethnique ou culturelle, reste un enjeu majeur pour de nombreuses organisations en France. Pourtant, le soutien institutionnel demeure limité, avec peu d’indicateurs fiables ou de leviers comparables à ceux existant aux États-Unis, au Canada ou en Belgique, où les politiques de diversité et inclusion (D&I) sont plus structurées.
Malgré cela, les entreprises françaises peuvent agir concrètement pour favoriser une représentation plus inclusive des origines et lutter contre les discriminations à l’embauche ou en interne. Voici trois leviers d’action efficaces, selon le cabinet Cecca :
1. Créer des réseaux internes et former sur la diversité ethnique
Mettre en place des réseaux internes de salariés issus de la diversité ou alliés est un excellent moyen de visibiliser les parcours, de favoriser l’entraide et de créer un sentiment d’appartenance. Ces réseaux peuvent être associés à des formations à la non-discrimination et à la diversité culturelle, en ciblant en particulier les managers, qui jouent un rôle clé dans le climat inclusif de l’équipe.
2. S’entourer d’acteurs de terrain
Les entreprises ont tout intérêt à collaborer avec des associations spécialisées dans l’inclusion, l’égalité des chances ou la lutte contre les discriminations. Ces partenaires peuvent les aider à mettre en œuvre des méthodes de recrutement plus équitables (anonymisation des candidatures, panels diversifiés, partenariats avec les quartiers prioritaires, etc.) et à mieux appréhender les réalités du terrain.
3. Mobiliser le top management
L’engagement des dirigeants est essentiel. Il ne suffit pas de mettre en place des actions ponctuelles : il faut responsabiliser le top management pour qu’il porte une vision inclusive de la diversité et qu’il alloue des ressources humaines, techniques et budgétaires suffisantes. Cet engagement stratégique permet de pérenniser les actions et d’éviter l’effet « vitrine ».
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Précarité
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Face à la montée de la précarité au travail, l’inclusion en entreprise passe aussi par la prise en compte des difficultés financières rencontrées par certains salariés. Les entreprises ont aujourd’hui un rôle clé à jouer dans l’accompagnement social des salariés précaires, en s’appuyant sur des dispositifs adaptés et des actions concrètes d’aide au quotidien.
Comprendre la vulnérabilité financière en entreprise
La vulnérabilité financière des salariés peut résulter de nombreux facteurs : situation familiale difficile, accidents de la vie, isolement, contrats précaires ou temps partiel, etc. Cette précarité a un impact direct sur le bien-être des collaborateurs, leur engagement et leur performance au travail. Reconnaître et anticiper ces fragilités, c’est renforcer à la fois la cohésion d’équipe et la responsabilité sociale de l’entreprise.
Des dispositifs d’accompagnement social et financier concrets
Pour apporter une aide au salarié précaire efficace, les entreprises peuvent s’appuyer sur plusieurs dispositifs d’accompagnement, qu’ils soient internes ou externes :
- Les aides financières internes : l’entreprise peut proposer des solutions pragmatiques pour pallier des difficultés ponctuelles. Il est possible d’accorder une avance sur salaire ou un prêt (avec ou sans intérêt), à titre exceptionnel et sous certaines conditions, par exemple.
- Un soutien via le Comité d’entreprise (CE) : le CE peut soutenir un salarié en difficulté financière de manière ponctuelle dans le cadre de ses activités sociales et culturelles.
- Des actions internes à l’entreprise : sensibiliser et former les managers, adapter les horaires et les conditions de travail, encourager les initiatives solidaires au sein de l’entreprise comme les dons en nature, les campagnes de collecte ou encore le mécénat de compétences.
- Des dispositifs externes et partenariats : l’entreprise peut s’informer pour orienter le salarié vers des aides externes, comme celles d’Action Logement pour les difficultés liées au logement, sous réserve de respecter les critères d’attribution. Il est également possible de mettre en place des partenariats avec des assistantes sociales ou le service RH pour prévenir les situations délicates.
- Des cellules d’écoute et d’information : mettre à disposition des plateformes d’information dédiées ou une cellule d’écoute permet de faciliter l’accès à l’information sans obliger le salarié à se dévoiler publiquement.
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La précarité désigne une situation d’instabilité qui empêche une personne de vivre sereinement. Elle se manifeste par des difficultés à accéder à un emploi stable, un logement décent, des soins ou encore à conserver un lien social solide. Ce terme va au-delà de la simple pauvreté : il renvoie à une forme d’insécurité durable, parfois invisible, mais qui fragilise l’individu au quotidien. Dans le monde du travail, la précarité n’est pas toujours visible au premier regard. Pourtant, elle concerne de plus en plus de salariés, et doit être prise en compte dans toute démarche d’inclusion en entreprise.
Une fragilité aux multiples visages
La précarité n’est pas un bloc homogène. Elle se manifeste sous différentes formes, souvent interconnectées. On parle par exemple de précarité financière lorsque les revenus sont insuffisants pour couvrir les besoins de base comme se nourrir, se loger ou se soigner. La précarité énergétique, quant à elle, concerne les difficultés à payer ses factures d’énergie, menant parfois à des conditions de vie inconfortables. Enfin, la précarité sociale se traduit par l’isolement et la difficulté d’accéder aux services essentiels (soins, logement, emploi).
Ces différentes facettes de la précarité peuvent s’additionner et créer un cercle vicieux, rendant le parcours de vie particulièrement difficile. Pour une entreprise, reconnaître ces différentes situations permet de mieux cibler les actions de soutien.
Un enjeu majeur pour les entreprises
La précarité ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise. Elle peut affecter directement vos collaborateurs, même ceux qui sont en emploi. Contrats courts, temps partiels subis ou salaires modestes peuvent placer des employés dans une situation de travailleur pauvre, où les revenus du travail ne suffisent pas à vivre dignement.
Accompagnement RH, aménagements, écoute active… Une entreprise inclusive est consciente de ces fragilités et s’efforce de créer un environnement où chacun se sent en sécurité et soutenu. D’autant que lutter contre la précarité permet aussi de favoriser le bien-être et la performance de vos équipes.
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Les critères de précarité permettent d’identifier les situations de vulnérabilité sociale, économique ou professionnelle qui peuvent impacter la qualité de vie d’un salarié. Mieux les comprendre, c’est mieux agir pour prévenir l’exclusion et renforcer l’inclusion en entreprise.
Qu’est-ce que la précarité ?
Selon l’Observatoire des inégalités, la précarité désigne une situation d’instabilité ou d’insécurité dans un ou plusieurs domaines essentiels de la vie : emploi, logement, santé, revenus, lien social. Elle n’est pas toujours visible, mais elle peut fortement affecter la vie professionnelle d’un individu.
Les principaux critères de précarité
Voici les critères les plus fréquemment retenus par les acteurs sociaux, les employeurs engagés ou les institutions :
Situation financière
- Revenus faibles ou irréguliers
- Endettement important
- Difficulté à subvenir aux besoins de base (logement, nourriture, soins)
Situation professionnelle
- Emploi précaire (intérim, CDD courts, temps partiel subi)
- Absence de formation ou de diplôme
- Ruptures fréquentes de parcours professionnel
Logement
- Absence de domicile stable
- Hébergement précaire ou insalubre
- Situation de mobilité contrainte
Santé
- Problèmes de santé physique ou mentale
- Accès difficile aux soins
- Handicap non reconnu ou non accompagné
Isolement social
- Monoparentalité
- Rupture familiale
- Isolement géographique ou linguistique
- Absence de réseau de soutien
Pourquoi identifier ces critères en entreprise ?
Repérer les situations de précarité permet :
- D’adapter l’accompagnement RH (horaires, accès à l’information, soutien administratif, etc.)
- De faciliter l’accès aux droits sociaux (complémentaire santé, aides financières, logement…)
- De mettre en place des politiques inclusives et une qualité de vie au travail plus équitable
La précarité n’est pas toujours visible. Il est donc essentiel de favoriser un climat de confiance, où les salarié peuvent s’exprimer sans crainte de stigmatisation.
Les critères de précarité couvrent plusieurs dimensions : emploi, santé, logement, ressources, isolement. En entreprise, les connaître permet de mieux accompagner les salarié vulnérables et de construire un environnement de travail plus solidaire et inclusif.
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Les investissements des entreprises restent limités pour lutter contre la précarité : seules 14 % d’entre elles réalisent des actions de mécénat et la part des sommes dépensées affectée à l’action sociale est faible (17 %).
Selon l’action tank « Entreprise & Pauvreté », les entreprises ont un rôle important à jouer pour lutter contre la précarité. Les entreprises peuvent apporter leur contribution en fonction de leur secteur d’activité : faire bénéficier de réductions sur les produits de première nécessité (principe de « ni gains ni pertes »), donner accès à un véhicule en proposant un micro-crédit ou encore faciliter l’accès à Internet à la maison en diminuant le coût d’abonnement et l’acquisition d’un ordinateur reconfiguré dans des ateliers de réinsertion.
Elles peuvent également adhérer à des associations pour aider les sans-abris et les plus fragiles, en mobilisant des ressources humaines, financières et immobilières : c’est la mission par exemple du collectif d’entreprises L’entreprise des possibles.
Les entreprises peuvent également favoriser le recrutement des personnes précaires : via le dispositif Entourage pro (ex LinkedOut) par exemple, qui permet aux personnes exclues de bénéficier d’un réseau professionnel.
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Le 14 juin 2016, ATD Quart Monde a gagné la bataille pour inscrire la discrimination pour précarité dans la loi. Désormais, les cas de discriminations liés à la précarité peuvent être signalés et les victimes défendues.
La discrimination pour précarité sociale est inscrite dans deux textes : dans le Code pénal, ce qui implique qu’elle peut être sanctionnée par la loi, et dans le Code du travail. Elle s’ajoute aux 20 critères déjà reconnus.
La précarité ou pauvreté est considérée à juste titre comme une injustice, mais plus rarement considérée sous le prisme des discriminations qu’elle engendre. Pourtant, nombreuses sont les personnes pauvres victimes de la précarité, créant une situation d’où il est difficile de sortir.
Au quotidien, les discriminations liées à la précarité au travail se manifestent par plusieurs formes :
- Accès limité à l’emploi stable : Les travailleurs précaires sont souvent exclus des emplois stables et sécurisants.
- Conditions de travail défavorables : Ils subissent souvent des horaires et des charges de travail plus lourdes, avec moins d’avantages sociaux.
- Discriminations salariales : Ils sont souvent moins bien payés que leurs collègues en CDI.
- Moins de protections : Ils sont plus exposés aux licenciements parfois injustifiés, et abus.
- Accès réduit aux promotions : Ils ont moins de possibilités de formation et d’évolution, renforçant leur situation de précarité.
- Stigmatisation sociale : ils peuvent être perçus négativement et associés à un manque de compétences ou à une situation personnelle difficile.
Aussi, l’association ATD Quart Monde déplore une discrimination à l’embauche pour les personnes dont le CV montre qu’elles ont séjourné en centre d’hébergement ou qu’elles sont passées par une entreprise d’insertion.
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