Talkity est une application dédiée au soutien entre pairs dans le champ de la santé mentale et du mieux-être. Elle permet à des personnes confrontées à des addictions, des troubles psychiques ou des maladies (mentales comme physiques) d’échanger avec d’autres personnes qui vivent ou ont vécu des situations similaires.
À l’origine du projet, une conviction forte de Mathilde Robert : il est parfois plus aidant de parler à quelqu’un qui comprend réellement ce que l’on traverse, parce qu’il l’a vécu. Talkity repose ainsi sur des échanges de particulier à particulier, anonymes ou non, disponibles 24h/24, dans un cadre sécurisé et bienveillant.
Après avoir rassemblé plusieurs milliers d’utilisateurs, l’application s’est enrichie d’outils complémentaires : art-thérapie, méditation, respiration, journal émotionnel, pour accompagner les moments de fragilité et permettre à chacun de se reconnecter à soi, à son rythme.
Lutter contre l’isolement, au-delà des troubles et des étiquettes
Le premier combat de Talkity est celui de la solitude. L’isolement ne dépend ni du nombre de personnes qui nous entourent, ni de notre situation sociale. Beaucoup se sentent seuls, même soutenus, face à ce qu’ils vivent intérieurement.
Talkity offre un espace pour déposer ce qui pèse, sans filtre ni jugement. L’anonymat joue ici un rôle clé : il libère la parole et permet d’exprimer ce que l’on tait souvent dans le quotidien. Là où le « ça va ? » appelle presque toujours un « oui » automatique, l’application autorise enfin le « non, ça ne va pas ». Cette démarche s’inscrit pleinement dans une vision inclusive : permettre à chacun d’exister, tel qu’il est, sans être réduit à un diagnostic, une situation ou une apparence.

À lire aussi : La Santé Mentale des salariés : quels enjeux pour les entreprises ?
Une application ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent faire un premier pas
Aujourd’hui, la majorité des utilisateurs de Talkity ont entre 18 et 35 ans, et une grande part sont des femmes. Un reflet notamment des canaux de communication actuels, très présents sur les réseaux sociaux.
Mais la vocation de Talkity est universelle. Elle s’adresse à toute personne qui ressent le besoin de parler, quel que soit le contexte : addiction, trouble psychique, maladie, difficultés personnelles ou simplement besoin d’échanger. L’application devient utile dès lors qu’une personne décide de ne plus rester seule avec ce qu’elle traverse.
Son slogan résume d’ailleurs cette philosophie : faire le premier pas.
« Là où il y a une volonté, il y a un chemin. A partir du moment où tu as la volonté, tu peux créer ton chemin, et orienter sa direction. »
Mathilde Robert, fondatrice de Talkity
Un fonctionnement hybride entre réseau social et outils de soutien
Talkity se distingue par son fonctionnement hybride. L’application propose un fil d’actualité, à la manière d’un réseau social, sur lequel chacun peut publier et interagir. Des conversations privées permettent également des échanges plus personnels, tandis qu’un système de filtres aide à trouver des profils partageant des expériences similaires.
À cela s’ajoutent des outils concrets : art-thérapie (coloriages, dessins guidés), méditation, respiration, écriture ou journal émotionnel. Ces pratiques, déjà utilisées dans de nombreux contextes thérapeutiques, sont ici adaptées au format digital pour offrir un espace personnel, intime et apaisant.
Là où certaines applications se concentrent uniquement sur la discussion ou uniquement sur le bien-être, Talkity fait le lien entre expression, partage et ressources.

À lire aussi : Santé mentale au travail : comment repérer et accompagner les salariés en difficulté ?
Des retours marqués par la bienveillance et le sentiment de ne plus être seul
Avec plus de 30 000 utilisateurs, Talkity reçoit de nombreux retours positifs. Les utilisateurs évoquent souvent un sentiment de soulagement, le fait de se sentir compris et moins isolés.
L’équipe rappelle cependant un point essentiel : Talkity n’est pas une solution miracle ni un service médical. L’objectif n’est pas de soigner, mais d’accompagner. Parler, échanger, partager son vécu peut aider, sans garantir une amélioration systématique.
La modération et le climat de l’application témoignent d’une forte bienveillance. Les signalements restent très rares au regard du nombre d’utilisateurs, preuve que le respect et l’écoute priment largement au sein de la communauté.

Une vision de l’inclusion centrée sur l’humain et la vulnérabilité
Sur Talkity, les différences s’effacent. Il n’y a ni genre, ni statut, ni handicap mis en avant. L’anonymat et la transparence sur les difficultés vécues placent tous les utilisateurs sur un pied d’égalité.
Ce qui rassemble, ce n’est pas l’identité, mais l’expérience de la souffrance et la volonté de s’en sortir. Chacun respecte les démons de l’autre, même s’ils sont différents. Cette absence de jugement crée un espace profondément inclusif, où l’on peut être accueilli tel que l’on est.
À travers Talkity, c’est une autre vision de la société qui se dessine : une société où la vulnérabilité n’exclut pas, mais relie.
Accompagnement de nouveaux arrivants, veille sur le climat d’équipe, projets demandant de l’intuition : ces missions les valorisent tout en servant le collectif. N’oubliez pas de souligner régulièrement leurs contributions positives.
| 💼 Talkity et le monde du travail : briser le silence autour de la santé mentale Dans le monde professionnel, la parole sur la santé mentale reste encore difficile. Burn-out, anxiété, addictions ou dépression sont souvent vécus dans le silence, par peur du jugement ou de l’impact sur la carrière. Des outils comme Talkity peuvent jouer un rôle complémentaire important. En offrant un espace extérieur à l’entreprise, anonyme et déconnecté des rapports hiérarchiques, l’application permet aux salariés d’exprimer ce qu’ils traversent sans crainte. Elle peut constituer un premier pas avant d’oser en parler à un manager, à un collègue ou de se tourner vers un accompagnement professionnel. En luttant contre l’isolement, Talkity participe indirectement à des environnements de travail plus humains et plus inclusifs, où la vulnérabilité n’est plus perçue comme une faiblesse, mais comme une réalité partagée. |

