Embaucher une personne en insertion professionnelle : quels avantages fiscaux pour votre entreprise ?

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Demandeurs d’emploi de longue durée, jeunes sans qualification, bénéficiaires du RSA, personnes en situation de handicap ou encore anciens détenus… Recruter une personne en insertion professionnelle permet d’embaucher un talent qui a besoin d’un coup de pouce pour (re)trouver sa place sur le marché du travail. Et bonne nouvelle : l’État soutient activement ces recrutements à travers des aides financières, des exonérations de charges sociales et même des crédits d’impôts. On fait le point.

Les aides financières directes

Premier coup de pouce pour les employeurs : les aides directes à l’embauche, versées par l’État ou les collectivités locales, selon le type de contrat et le profil recruté.

Emplois francs : jusqu’à 15 000 € sur 3 ans

Les Emplois francs sont une aide financière versée à tout employeur (entreprise, association, etc.) qui embauche une personne résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV). L’aide est accordée pour les CDI et CDD d’au moins 6 mois, selon les conditions suivantes :

  • 5 000 € par an pendant 3 ans pour un CDI, soit jusqu’à 15 000 € ;
  • 2 500 € par an pendant 2 ans pour un CDD de 6 mois ou plus, soit jusqu’à 5 000 €.

Le Contrat Unique d’Insertion (CUI)

Le CUI, dans sa version CUI-CAE (secteur non marchand) ou CUI-CIE (secteur marchand), propose une prise en charge partielle du salaire par l’État ou la collectivité locale. Le taux de l’aide varie selon les publics et les régions, mais peut aller jusqu’à 47 % du SMIC brut. Un vrai levier pour intégrer durablement les personnes en insertion professionnelle, tout en limitant la prise de risque économique.

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Embaucher en zone sensible : moins de charges à payer

Si votre entreprise est implantée dans une zone ciblée par les politiques d’aménagement du territoire, vous pouvez obtenir des exonérations de cotisations sociales sur les salaires.

En Zone France Ruralités Revitalisation (ZFRR)

Les entreprises de moins de 50 salariés situées en ZFRR peuvent bénéficier d’une exonération totale des cotisations patronales (hors retraite complémentaire et accidents du travail) sur les salaires inférieurs à 1,5 SMIC. L’exonération est valable pendant 12 mois pour chaque nouvelle embauche.

En Zone de Restructuration de la Défense (ZRD)

Moins connues, les ZRD sont des zones concernées par une réduction ou une fermeture des sites militaires. Là aussi, les entreprises peuvent bénéficier d’exonérations similaires à celles en ZRR. Ces avantages peuvent se cumuler, sous certaines conditions, avec d’autres aides à l’embauche.

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Inclusion et handicap : des dispositifs renforcés

L’insertion professionnelle concerne aussi les personnes en situation de handicap. Et là encore, l’État, mais aussi l’Agefiph, proposent des aides pour les entreprises.

Aide à l’embauche

L’Agefiph accompagne financièrement l’embauche de travailleurs handicapés dans le secteur privé. Que ce soit pour un CDI ou un CDD, les entreprises peuvent toucher plusieurs milliers d’euros. Ces montants peuvent être bonifiés si la personne est âgée ou au chômage longue durée.

Exonération de cotisations

Les entreprises qui emploient un certain pourcentage de travailleurs handicapés peuvent être partiellement exonérées de la contribution Agefiph, normalement due si le taux de 6 % n’est pas atteint.

Crédit d’impôt accessibilité

Enfin, les dépenses d’aménagement (accessibilité, signalétique, équipements…) peuvent donner lieu à un crédit d’impôt de 25 %, plafonné à 5 000 €.

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Un accompagnement renforcé pour les entreprises d’insertion

Les entreprises d’insertion (EI) et les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) ont un statut particulier. Elles recrutent exclusivement des personnes en grande difficulté sociale ou professionnelle, sur des contrats d’insertion (CDDI), avec un fort accompagnement à la clé.

Une aide au poste significative

En 2025, les entreprises d’insertion bénéficient d’une aide de 13 304 € par an et par salarié en insertion (en équivalent taux plein), versée mensuellement par l’État. Une partie de cette aide est modulée en fonction des efforts d’accompagnement et des résultats obtenus.

D’autres dispositifs d’accompagnement

Les entreprises d’insertion peuvent également mobiliser :

  • des aides régionales ou départementales ;
  • le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) ;
  • des financements dans le cadre de marchés publics avec clauses sociales.

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