Inclusion

Avec Lazare, jeunes actifs et ex-SDF partagent des « colocations solidaires »

Temps de lecture 5 min Aurélie Tachot
Lazare est une association qui fait de plus en plus parler d’elle. Depuis 2010, elle propose à des jeunes actifs et des étudiants d’emménager avec des personnes vivant dans la rue. Un principe de colocation solidaire qui essaime dans plusieurs villes de France, de Belgique et d’Espagne.

Tout a commencé en 2006 lorsqu’Etienne Villemain et Martin Choutet ne supportent plus de voir, en bas de leur immeuble parisien, des personnes sans domicile fixe dormir dans la rue, à même le sol.

Résultat : ils les invitent à s’installer chez eux. De là est né le concept de « colocation solidaire » de l’association Lazare. Concrètement, la structure propose à des jeunes actifs et des étudiants de partager leur vie avec des personnes SDF dans des lieux adaptés à la colocation.

Un tremplin pour l’insertion des SDF

Lancée en 2020, l’association Lazare dénombre déjà 11 maisons dotées de 18 appartements solidaires, à Lille, Angers, Lyon, Marseille… mais aussi à l’étranger. Chacun de ces logements peut accueillir entre 6 et 8 personnes, qui ont toutes une chambre individuelle. Financés via des mécènes (la Fondation Bettencourt Schueller, la Fondation Sisley…), ces habitats partagés permettent aux anciens SDF (encadrés par des travailleurs sociaux) de sortir de la précarité.

Une étude menée par Lazare révèle que 85 % des personnes accueillies retrouvent un logement stable après avoir quitté une colocation solidaire et 40 % de ceux qui vivent dans les maisons décrochent un emploi

Cap sur le Vendée Globe 2024 !

Pour continuer à faire bouger les lignes et rendre visibles « les invisibles », l’association Lazare s’est récemment lancé un nouveau défi : participer au Vendée Globe 2024, avec le skipper professionnel Tanguy Le Turquais. L’objectif est de « contribuer à changer le regard sur les personnes sans abri », explique-t-il. Si le bateau a déjà été trouvé, des sponsors et des partenaires parmi les entreprises manquent encore à l’appel.

Des volontaires ?

Par Aurélie Tachot