Handicap

L’Université s’ouvre à l’autisme

Temps de lecture 5 min Véronique Pierré
Selon l’Inserm, au moins 700 000 personnes, dont 100 000 de moins de 20 ans, seraient concernées par des troubles du spectre de l’autisme (TSA) en France. Tous et toutes souffrent de troubles pouvant engendrer des difficultés d’apprentissage et d’insertion sociale : altération des interactions sociales, problèmes de communication, troubles du comportement, réactions sensorielles inhabituelles…

Un parcours universitaire plus accessible

Ces difficultés peuvent rendre le parcours universitaire éprouvant, voire impossible, pour les jeunes autistes aspies (présentant un trouble du spectre de l’autisme sans déficience intellectuelle). Pour favoriser leur inclusion à l’université et dans la vie professionnelle, le programme national « Construire une Université Aspie-Friendly », développé dans le cadre de la Stratégie nationale autisme 2018-2022, a été mis en place en 2018 pour une durée de 10 ans.

Un accompagnement facilitant l’inclusion

Ces jeunes autistes, très sensibles à l’imprévu, sujets au stress généré par l’inconnu et parfois incapables de comprendre l’implicite, le non-dit ou les codes sociaux en vigueur, ont en effet besoin d’une attention particulière pour étudier dans la sérénité.

Aspie-Friendly met en place un accompagnement permettant une grande individualisation des parcours et des aménagements spécifiques. Mais l’accompagnement concerne aussi les interlocuteurs universitaires (enseignants, secrétaires pédagogiques, etc.), qui doivent comprendre la spécificité des comportements autistiques pour s’y adapter.

Outre des webinaires – cinq sessions courtes d’une heure, qui permettent d’entrer de manière concrète dans la compréhension des personnes autistes-, une plateforme de ressources a été créée.