Inclusion

L’âge : premier critère d’engagement des entreprises

Temps de lecture 3 min Aurélie Tachot
La 9e édition du « Bilan Diversité » révèle que l’âge est le critère discriminant et de fait, celui sur lequel les entreprises s’engagent le plus. Leurs actions se tournent notamment vers le recrutement et l’intégration des jeunes de moins de 26 ans.

Véritable observatoire des pratiques des entreprises en matière de diversité, le « Bilan Diversité » est porté par plus de 4400 signataires de la Charte de la diversité, un texte d’engagement lancé par l’association « Les Entreprises pour la Cité ». Dévoilée il y a quelques semaines, la 9e édition de l’étude indique que de nouvelles facettes de la diversité sont explorées par les entreprises.

L’âge devient le premier critère de diversité défini par la loi sur lequel les organisations s’engagent concrètement. Il est cité par 71 % des entreprises sondées, versus 57 % en 2019. Il y a trois ans, les organisations étaient davantage sensibles aux sujets liés à l’origine étrangère (63 %) et au handicap (58 %).

Le contexte de pandémie, qui a complexifié l’entrée dans la vie active des jeunes, a-t-il impacté la nature des engagements des entreprises ? La réponse est oui. 31 % considèrent que la crise du Covid-19 a renforcé leurs ambitions en matière de diversité.

Des actions mieux pilotées en interne 

D’après cette 9ème édition du « Bilan Diversité », les actions mises en œuvre par le passé commencent à porter leurs fruits. 60 % des organisations estiment par exemple que leur démarche diversité a un impact positif sur les collaborateurs de moins de 26 ans. Un pourcentage qui a doublé par rapport à 2019, juste avant la crise sanitaire.

Ce résultat s’explique par le fait que les entreprises pilotent mieux leurs actions et leurs mesures d’impact. Leurs effectifs sont par exemple mieux quantifiés : selon le sexe de leurs collaborateurs pour 62 % des organisations, l’âge pour 57 % et le fait qu’ils soient en situation de handicap pour 55 % d’entre elles.

Seule la quantification des salariés ayant une adresse dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) reste timide, de l’ordre de 13 %. Une donnée encore jugée sensible par les sondés.  

Par Aurélie Tachot