Inclusion

Conseiller en insertion professionnelle : un métier qui se développe

Véronique Pierré
Entre janvier et août 2022, 5932 offres d’emploi proposaient un poste de Conseiller en Insertion Professionnelle (CIP) (soit + 25 % versus la même période en 2021). Les acteurs de l’insertion professionnelle recrutent ! Mais pour mieux accompagner les tendances de fond du marché du travail et les difficultés de certaines personnes à y accéder, s’y maintenir et y évoluer, il est impératif que le métier de CIP évolue.

C’est le constat qu’ont fait plusieurs acteurs majeurs de l’inclusion professionnelle avec TheAdeccoGroup (groupe spécialisé dans l’intérim) et l’Afpa (organisme de formation professionnelle qualifiante). Un constat qui les a conduits à créer un CFA des Métiers de l’inclusion.

Accessible en contrat d’alternance, la formation de Conseiller en Insertion Professionnelle dure 14 mois. Formation certifiante, elle a été construite à partir du titre professionnel de CIP porté par l’AFPA, enrichie par des modules spécifiques comme l’interculturalité, la compréhension des métiers et des territoires ou encore une meilleure connaissance des situations et besoins des personnes réfugiées ou en situation de handicap.

Un parcours sur mesure pour favoriser l’insertion professionnelle vers l’emploi durable.

Un parcours pensé pour s’adapter aux environnements spécifiques comme les entreprises adaptées (EA), les entreprises adaptées de travail temporaire, les missions locales, les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI), les associations, les collectivités…). Les alternants sont ainsi formés à s’adapter à des situations personnelles diverses, à différents environnements de travail et à construire des solutions au regard du bassin d’emploi.

La première promotion (12 personnes) a débuté fin septembre, et alternera une semaine en formation théorique (en présentiel dans les locaux de l’AFPA à Paris, ou en classes virtuelles suivies par les étudiants sur leur lieu de travail) et 3 semaines sur le terrain, au sein des structures qui sont parties prenantes de la création de ce nouveau dispositif.

A termes, le CFA souhaite construire d’autres parcours, toujours spécialisé dans l’inclusion et mais positionnés sur d’autres niveaux : BAC+3, BAC+4 et éventuellement BAC+5 …

Rédigé par Véronique Pierré

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